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Et si on agissait
ensemble…
« Il y a toujours une part de mystère dès lors que l’on
s’ouvre à l’autre. L’exploration, quelle
que soit son orientation est une source généreuse de trouvailles
est d’interrogations. Difficile de savoir de quoi demain sera
fait », écrit Nocky Djédanoum, un auteur tchadien.
Chaque être humain est issue d’une culture ayant de valeurs
humaine positives, suffisantes et complètes par elle-même.
Pourquoi donc chercher le changement en allant vers l’inconnu.
Pourquoi s’ouvrir à l’autre au risque de générer des conflits
quand les moyens et le pouvoir nécessaires pour se suffire à
soi-même ? Pourquoi chercher à refaire le monde quand on sait que
le temps coule de lui-même ? Difficiles sont aussi les réponses à
ces questions. Ce qui est assez simple à savoir, c’est qu’on a
toujours quelque chose à gagner dans le contact avec autrui. Quoi
concrètement ? Chacun trouvera sa réponse.
Si vous me demandez qu’est mon identité, je vous vous
répondrais que c’est à la fois ce qui me distingue et m’unit à
vous. Nous sommes pareils parce que nous sommes tous différents.
Nous sommes tous distincts mais nous avons des valeurs humaines
indéniablement communes. Lorsque je pense à ce que je suis, ce que
je sais, mes connaissances et expériences diverses, je demande
qu’est ce qui ne vient que de moi. En dehors de membres et mes
cellules naturels, je reconnais honnêtement que rien de richesses
et mérites que m’attribue n’est le fruit de ma propre et seule
intelligence. Je suis pleinement humain parce que d’autres ont
ajouté une part d’eux en moi. Je m’accomplis davantage en allant
vers des peuples qui ne me ressemblent pas. Et cet élan à
échanger, à abandonner une partie de mes bases culturelles pour
aller vers l’autre a créé en moi une nouvelle culture plutôt en
évolution.
Notre société est comparable à ce corps humain qui a besoin de ses
membres et ces cellules pour progresser. Elle est composée des
personnes regroupées en des cultures et mode de vie distincts.
Chaque individu, chaque organisme ou association quelle que soit
son but est membre de ce corps et a sa propre façon de fonctionner
pour maintenir en santé. Mais quelle sera la portée de ces actions
si chacun devait s’isoler et marcher sans savoir ce que fait
l’autre ? Si les cellules aussi distinctes soient-elles peuvent
travailler en symbiose pour guérir nos maux, n’avons-nous pas
mieux à nous concerter, unir nos forces et agir ensemble pour
améliorer notre société ?
Etre à même de communiquer sur des sujets parfois délicats sans
aucune ombre de méfiance, ce n’est pas toujours évident de nos
jours la confiance n’exclut pas la prudence. Arriver à cheminer
ensemble vers des objectifs recherchés et dessinés en commun, le
pari n’est pas gagné d’avance, surtout dans ce pays où motiver des
gens pour un but non lucratif est un défi non le moindre.
Cependant, croire que le meilleur est impossible serait une
démission à l’action que chacune de nos organisations pose pour
l’édification de notre temps. Certes nos buts et modes d’actions
ne sont pas toujours identiques, mais communiquer, et échanger nos
expériences ne nous fera que grandir. Comme le pense Amadou
Hampaté Bâ, le savoir est la seule fortune que l’on entièrement
donner sans en diminuer. Dans ce monde en perpétuelles mutations,
la communication et échanges entre les peuples restent les moyens
idéaux pour promotion de valeurs constructives. Notre souhait est
que les conclusions de nos présentes réflexions puissent devenir
l’introduction des actions futures. Car, comme l’écrit si bien
Mansour Labaki du Liban : «l’horizon n’est jamais fin de
quelque choses mais toujours commencement d’ailleurs ».
Texte Proposé à l'atélier Action communautaire
Plurielle.
l'université d'été CONCORDIA
par MINI-MINI Medard |
Carnet du Carême
Mercredi 16 mars 2005
Temps du
Carême - 5e semaine
Qui torture le Christ?
Qui en veut au Christ? Qui
réclame en réalité sa mort?
Enfant à la catéchèse, si l’on me posait ces questions je
répondrais allégrement : ce sont ses ennemis, les méchants.
J’accuserais Judas de l’avoir trahi et j’aurais eu bonne note.
Aujourd’hui, devenus grands étudiants et « grands chrétiens » si
l’on nous pose la même les mêmes questions, nous donnerons
exactement les même réponses en y mettant un peu de nos cerceaux
pour faire la différence. Et nous n’aurions pas tort car cela est
vrai. C’est écrit dans la Bible. La question que nous oublions
souvent de nous poser, c’est : Qu’est ce que moi chrétien, j’ai pu
faire du christ?
Par notre intelligence cartésienne nous dirons que n’avons rien à
nous reprocher puisque Jésus est mort y a vingt siècles avant même
la naissance de nos géniteurs. Mais, par notre foi nous savons que
le Christ vit toujours avec nous et en nous. Par notre nom
chrétien, nous nous réclamons de lui. Comme descendants d’Abraham,
nous nous revendiquons enfants de Dieu. Savons nous que chacun de
nos gestes quotidiens contribue à faire vivre ou faire mourir le
christ?
Dans l’angoisse des moments douloureux,
Je n’ai cessé d’appeler le seigneur Dieu
Fidèle à son amour, il m’a écouté,
Et m’a donné la grâce demandée
« J’avais mis en l’éternel mon espérance
Et il s’est incliné vers moi, il écouté mes cris
Il m’a retiré de la fosse de destruction. Du fond de la boue;
Et il a dressé mes pieds sur le roc ».
Mais juste peu après, je retombe dans notre monde où les machines
et l’orgueil humain prennent la place de Dieu dans mon coeur.
Prisonniers de ce monde, nous succombons devant les multiples
statuts dorés que nous érigeons nous même. Par cet éloignement de
l’amour de Dieu, nous donnons ainsi chaque jour des coups de
marteau au clou pointé à la main du christ. Qui donc fait souffrir
le Christ?
En ce temps d’épreuve, prions Dieu de nous donner la foi de
Sidrac, Misac et
Abdénago pour que la force de mal en nous cède devant l’Amour du
Seigneur.
MINI-MINI Médard |