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Mes articles parus dans le journal
L'Exemplaire de
l'Université Laval |
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Fausse représentation?
Plus de 700 cours apparaissant sur le site de l’UL ne
sont en réalité plus offerts
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 10- mercredi 03 décembre 2008
Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Cité universitaire — Même si le catalogue de cours
disponibles au premier cycle à l’Université Laval semble bien garni,
plus de 700 cours y apparaissant ne sont techniquement plus offerts
depuis l’hiver 2008, selon un recensement réalisé par L’EXEMPLAIRE.
Ainsi,
lorsque vient le temps de choisir un cours à option, l’étudiant se
retrouve devant un choix plus limité que ne le laisse paraître la
liste des cours proposés par la direction de son programme.
Selon Pascale Fleury, directrice des programmes en études anciennes,
l’université n’engage plus d’enseignants pour les cours dits «non
rentables». Selon elle, les étudiants les plus désavantagés sont ceux
inscrits dans les programmes de sciences humaines et de lettres. Au
Département des littératures par exemple, le nombre de professeurs a
chuté de 60 à 34 en dix ans, en raison des mises à la retraite.
Les professeurs retraités ne sont pas nécessairement remplacés et
leurs cours demeurent officiellement au programme, en attendant des
mises à jour. C’est le cas de Bertrand Arcan, un professeur
aujourd’hui retraité, qui enseignait plusieurs cours en anthropologie.
Malgré son départ en 2004, certains de ses cours apparaissent encore
dans la liste des activités offertes par l’UL.
Selon les explications de Mme Fleury, c’est en espérant réactiver ces
cours que les directions de programmes décident de les garder dans
leurs banques de données. «Il est plus difficile de créer un nouveau
cours que d’en réactiver un ancien», a-t-elle affirmé.
Moïse Marcoux Chabot, un étudiant en anthropologie qui a siégé pendant
deux ans au comité de programme du premier cycle abonde dans le même
sens: «Compte tenu de la complexité des procédures, on ne supprime un
cours que lorsqu’on est vraiment certain qu’il ne sera plus jamais
donné.» M. Marcoux Chabot ajoute aussi que l’annulation de certains
cours peut aussi être occasionnée par le manque d’inscriptions.
Corrections à apporter
En poste depuis deux ans, Craig Baker, directeur des programmes de
premier cycle en littérature, reconnaît qu’il y a des corrections à
apporter au catalogue des cours. «Il y a plus d’une quinzaine d’années
que le programme n’a pas été révisé en profondeur », a-t-il déclaré à
propos de son département. Il assure que la révision de la liste des
cours est une de ses priorités, mais se garde de dire, sans avoir au
préalable consulté les professeurs et le comité de programme, quel
sort serait réservé aux cours non-disponibles.
En craignant que l’université ne soit taxée de fausse représentation
pour ces cours qui ne devraient pas apparaître dans son registre, Mme
Fleury suggère à la haute direction de songer à une nouvelle politique
d’embauche. «S’il n’y a pas de politique pour pallier le problème de
manque de ressources professorales, cela risque d’entraîner la
disparition de certains cours et ôter ainsi des richesses à
l’université», a-t-elle souligné.
L’EXEMPLAIRE
a tenté de rejoindre la haute administration de l’UL
afin de connaître sa position sur le sujet. Martin Guay, chargé de
communication, n’a toutefois pas
répondu à nos questions. |
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Première de la pièce Du ciment sur les ailes au théâtre
Périscope
Quand les tabous sont exposés sur scène
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 9- mercredi 26 novembre 2008
Médard
Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Québec — Plus de 70 personnes ont assisté la semaine
dernière à la première présentation de la pièce Du ciment sur les
ailes, qui sera à l’affiche jusqu’au 29 novembre au théâtre Périscope.
«C’est le show ayant eu le plus d’envergure dans
l’histoire de ma compagnie», a déclaré Jean-François Lessard,
directeur général et artistique d’Entr’Actes, le regroupement à
l’origine de la pièce. M. Lessard indique que c’est la première fois
que sa compagnie fait partie de la programmation d’un théâtre comme le
Périscope.
Pour Marie-Ginette Guay, directrice artistique du
Théâtre Périscope, c’est une reconnaissance de la qualité sociale et
artistique d’Entr’Actes. «On est très sensibles à l’oeuvre de cette
compagnie qui s’enracine bien dans la communauté. Ce qu’elle présente
mérite de rencontrer un grand public», a-t-elle soutenu.
«L’autre nouveauté qui distingue ce projet, c’est
la thématique abordée de plein front», a ajouté M. Lessard. Jouée
conjointement par deux comédiens professionnels et deux jeunes ayant
une déficience intellectuelle, la pièce écrite par Serge Bonin permet
à Olivier de la Durantaye et Jean- Simon Cantin, d’interpréter leur
rôle en tant que personnes racontant leur propre vécu, qui peut
parfois être douloureux.
Dans le cadre des ateliers et des tournées artistiques,
les comédiens sont souvent «campés» dans des rôles qui sont loin
d’eux. Ce n’est pas le cas dans cette pièce. «Je disais à Olivier et à
Jean-Simon: ‘‘N’ayez pas peur de parler de vous-mêmes, de ce que vous
vivez au quotidien’’. De la même façon, je disais à Nicolas Létourneau
et Sophie Martin, les deux professionnels, de ne pas craindre
d’évoquer le malaise que peuvent avoir des personnes dites
‘‘normales’’ devant celles vivant avec un handicap», a expliqué M.
Lessard.
Selon les
artistes, la mixité de l’équipe a été enrichissante. Certaines
répliques sont certes dures à l’égard des déficients intellectuels,
mais ces derniers ont su passer outre. «Cela fait partie des réalités
que nous vivons tous les jours, alors ça ne choque pas qu’on joue
avec», a expliqué Jean-Simon Cantin. «Au début ça me choquait parce
que, qu’on le veuille ou non, ça fait mal de se faire traiter
d’handicapé. Mais plus on joue, moins on le prend personnel», a
poursuivi Olivier de la
Durantaye.
Pour sa
part, le comédien professionnel Nicolas Létourneau précise qu’il n’a
pas eu à se soumettre à un exercice d’adaptation aux réalités des
déficients. «L’objectif était de se laisser aller et jouer notre rôle
comme avec n’importe quel comédien », a-t-il affirmé.
Il ajoute
que les déficients intellectuels ne font pas que jouer. «Ils apportent
beaucoup dans le contenu, en improvisant sur leur propre vécu. Ce sont
des créateurs à part entière», a-t-il insisté. Le public s’est lui
aussi laissé entraîner par le jeu de MM. Cantin et de la Durantaye.
«Je n’ai vu que des artistes sur la scène», a affirmé Linda
Clermont, une spectatrice. En tenant compte du statut
particulier des comédiens, Sylvie Bourbonnais a quant à elle été
davantage marquée par la saveur sociale du concept. «On n’oublie
jamais que le comédien est un trisomique, de la Première de la pièce
Du ciment sur les ailes au théâtre Périscope Quand les tabous sont
exposés sur scène.
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Implication
étudiante
Quand le bénévolat fait gagner des crédits
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 8- mercredi 19 novembre 2008
Médard
Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Cité universitaire —
58 étudiants sur 73 candidats ont
obtenu trois crédits pour du bénévolat réalisé au cours de la session
d’hiver 2008, en vertu de la politique de reconnaissance.
Selon le service des affaires étudiantes, non seulement
ce chiffre représente le double de celui de la session d’automne 2007,
mais c’est aussi un record jamais atteint depuis la mise sur pied de
la politique de reconnaissance d’implication étudiante en 1983.
Révisée en 2006, cette initiative permet aux étudiants
engagés dans les associations et groupes universitaires d’obtenir
trois crédits. «C’est une façon pour l’UL de signifier aux étudiants
que leur engagement bénévole a une valeur reconnue», a soutenu Cyndy
Harquail, coordonnatrice aux affaires étudiantes.
«L’implication de l’étudiant doit cependant être
«significative» pour pouvoir bénéficier de ces crédits», a précisé
Jean-Claude Dufour, président du comité de sélection. L’étudiant doit
en effet accumuler 135 heures de militance active, sur plusieurs
sessions. Dans un rapport argumentatif de cinq pages, il doit aussi
démontrer que les valeurs formatrices et les apprentissages acquis à
travers son activité sont «différents de ceux retirés du programme
d’études». Pour Mme Harquail, cette dernière exigence n’est pas un
paradoxe, car «le but est de reconnaitre et d’encourager l’acquisition
des compétences complémentaires».
Alors que Jean-Claude Dufour, souligne que «la
reconnaissance de l’implication étudiante est maintenant bien connue
des étudiants», six étudiants sur dix interrogés par L’EXEMPLAIRE ont
avoué ignorer son existence.
D’autres, comme Catherine Veillet-St-Amant, découvrent
la possibilité de faire créditer leur implication en étant déjà
engagés dans une association. Membre active de l’Entraide
universitaire mondiale du Canada (EUMC), elle affirme que c’est
d’abord par intérêt et passion pour la vie associative qu’elle a
intégré l’organisme. «Je ne compte pas mes heures pour le moment»,
a-t-elle soutenu.
Guidée par la même passion, Amélie Deschênes, étudiante
en relations publiques, poursuit ses actions de bénévolat alors
qu’elle a déjà fait reconnaître son implication à l’organisation
du salon des communications. |
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Départ prochain de 15 000 infirmières
Un cri d’urgence
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 7- mercredi 12 novembre 2008
Médard
Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Québec — Alors que le Québec est déjà
en manque de 2 600 infirmiers et infirmières, plus de 15 000 d’entre
eux âgés de 50 ans et plus ont l’intention de prendre leur retraite
d’ici trois ans.
Ce nombre de départs est quatre fois plus élevé que la
mise à la retraite massive de 1997, selon les indications de l’Ordre
des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Afin de trouver une
solution à la pénurie d’infirmières et d’infirmiers, l’OIIQ
interpelle le gouvernement. «Il est urgent que le ministère de la
Santé et des Services sociaux prenne des mesures exceptionnelles pour
inciter les infirmières de 50 ans et plus à demeurer en poste», a
souligné dans un communiqué de presse la présidente de l’OIIQ,
Ghyslaine Desrosiers.
Elle explique aussi l’urgence d’agir par le fait que le
manque d’infirmières s’accélère perpétuellement. Au ministère de la
Santé et des Services sociaux, Dominique Breton, responsable des
relations avec les médias, reconnaît que le manque d’infirmières est
en croissance chaque année.
Selon Mme Breton, la solution ne consiste pas seulement
à retenir les infirmières longtemps en poste. Il faut aussi motiver
les jeunes étudiants à s’intéresser aux sciences infirmières. Mme
Breton indique que le secteur public a posé plusieurs gestes concrets
en ce sens: «Le gouvernement fournit déjà des efforts considérables
pour l’augmentation d’admission aux programmes de sciences
infirmières, à travers des salons carrières dans les cégeps et les
universités.»
Parmi les mesures prises par le gouvernement, Mme
Breton évoque aussi l’Entente France-Québec sur la reconnaissance des
qualifications professionnelles, signée le 17 octobre dernier.
De son côté, Diane Tremblay, personne ressource à la
Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, ne partage pas
les propos de Mme Breton. «Ce sont les activités habituelles de
recrutement de l’Université qui amènent les jeunes à choisir les
programmes de sciences infirmières, et non l’intervention du
gouvernement», a-t-elle défendu.
Mme Tremblay ajoute que la moyenne d’infirmières et
d’infirmiers formés, qui se situe autour de 200 diplômés chaque année,
est restée constante depuis les dernières années. Elle précise que ce
nombre n’est pas suffisant pour répondre à la demande des hôpitaux.
Difficultés sur le terrain Outre l’augmentation de la
charge de travail des pratiquants, le manque d’infirmières entraîne
d’autres conséquences néfastes, comme un important taux d’absentéisme.
Marie-Pierre Chrétien, qui exerce à l’hôpital Notre-Dame de Montréal
tout en poursuivant ses études au baccalauréat en sciences infirmières
à l’Université de Montréal, explique par exemple que les infirmières
téléphonent souvent à la dernière minute pour dire qu’elles sont
malades lorsqu’elles sont épuisées.
Pour Lucie Deschênes, ancienne infirmière à
l’Hôtel-Dieu de Lévis, la solution a été de changer d’employeur.
«C’est le manque d’infirmières à l’hôpital qui m’a fait changer
d’emploi. On fait le travail de trois personnes et on a intérêt à ne
pas tomber nous-mêmes malade sinon, au retour, ce sont des tonnes de
dossiers qui nous attendent», a-t-elle raconté. Elle ajoute par
ailleurs que beaucoup de ses pairs se sont réorientés vers le secteur
privé.
Pour pallier le problème, le responsable des
communications de l’Hôpital Laval, Joël Clément, estime que la
solution passe par la réorganisation du travail. «Il faut soulager
l’infirmière pour qu’elle puisse travailler efficacement en appréciant
son travail», a-t-il dit, en concluant qu’il s’agit d’une des
meilleures stratégies
de
rétention du personnel.
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Catherine-Élisabeth Loiselle:
la
musique sacrée
au
Québec
«Elle va nous chercher dans nos tripes»
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 6 - mercredi 29 octobre 2008
Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulval.ca
Québec —
Bien que la religion soit en perte
de vitesse au
Québec, la musique sacrée a encore sa place parmi les musiques
contemporaines, a affirmé Catherine-Élisabeth Loiselle, une soliste
spécialisée en musique sacrée.
La
chanteuse de 35 ans, qui est montée sur la scène de l’atrium de la
Fabrique la semaine dernière, a en effet indiqué à L’EXEMPLAIRE faire
salle comble lorsqu’elle se produisait lors d’un concert de chants
sacrés.
Selon Yvon Cormier, membre de la chorale Échos
d’Arcadie, un ensemble justement dirigé par Catherine-Élisabeth
Loiselle, ce succès s’explique entre autres par la «beauté» du genre
musical. Il souligne également que la puissance de la voix de Mme
Loiselle est une valeur ajoutée: «Elle est capable d’aller nous
chercher dans nos tripes. Lorsqu’on l’entend, c’est comme un cadeau
pour l’oreille.»
Le «cadeau» de Mme Loiselle semble avoir été apprécié
par les spectateurs présents lors de la prestation. L’une d’entre eux
a d’ailleurs tenu à remercier la soliste. «J’ai eu ma dose de bonheur
pour la semaine», a déclaré Suzanne Portugais, la main à la poitrine
et les yeux brillants d’émotion. Pour la diplômée en musique et
interprétation de l’Université Laval, il n’y a pas mieux qu’un tel
propos pour témoigner du caractère vivant de son genre musical.
Mais en dépit de la relative popularité de la musique
sacrée et malgré son agenda plutôt bien rempli, Mme Loiselle déplore
qu’il soit difficile de vivre de cet art. «Je suis quand même joyeuse
dans ma douleur», lance l’artiste, en citant avec le sourire le
compositeur et violoniste allemand du XVIIIe siècle, Jean Sébastien
Bach.
Mme Loiselle explique que la musique sacrée est d’abord
un art porteur de message d’ouverture et de profondeur. «Oui, les
textes peuvent être liturgiques mais, par notre interprétation, on
transcende la dimension religieuse», soutient-elle. Elle ajoute que la
mélodie du chant sacré va audelà du texte. Selon elle, les mots ne
servent que de toile de fond.
Le concert offert par Mme Loiselle était un prélude à
la 12e édition du Festival des musiques sacrées de Québec,
qui se tiendra jusqu’au 2 novembre prochain.
Le Festival, qui a pour objectif de faire découvrir la
musique sacrée au grand public, comprendra notamment la Grand-messe,
une messe chantée écrite et composée par Gilles Vigneault.
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XIIe Sommet de la Francophonie
400 ans de fait francais à Québec
Article paru (en brève)dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 4 - mercredi 16 octbre 2008
Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Québec- Le XIIe Sommet bi-annuel de la Francophonie qui se
tient à Québec du 17 au 19 Octobre est la plus grande conférence
jamais organisée dans l’histoire de l’Organisation Internationale de
la francophonie.
Avec 24 000 personnes accréditées réparties en 3000 délégations dont
68 chefs d’États et près de 1000 journalistes venus de quatre coins du
monde, ce sommet est aussi la plus grande rencontre de chefs d’États
et de gouvernements au Canada.
La grandeur de
l’événement fait ombrage aux quatre thèmes au programme, à savoir : la
démocratie et l’état de droit, la gouvernance économique,
l’environnement et langue française.
Le défi d’organisation
est élevé pour la ville de Québec. Mais «
C’est un tiers des chefs
d’État du monde qui sera à Québec,
mais
out a été mis en œuvre pour
que le XIIe Sommet de la Francophonie soit à la hauteur des
nombreuses attentes», rassure Denis Ricard, Directeur général du
Secrétariat d’organisation du sommet.
Organisé conjointement
par le gouvernement du Canada, du Québec et du Nouveau Brunswick, ce
sommet est le deuxième qui se tient à Québec et le troisième au Canada
après ceux de 1987 à Québec et de 1999 à Moncton au Nouveau-Brunswick.
Les gouvernements du Canada et du Québec y ont investi chacun 16
millions de dollar alors que celui de Nouveau Brunswick a investi
750 000$. Aucune autre ville que Québec n’a organisé par deux fois le
sommet de la Francophonie.
Les 400 ans de
Québec ont été un facteur favorable pour le choix de la ville de
Québec, bien que le secrétariat d’organisation précise que ce n’est
pas une activité organisée dans le cadre des festivités du 400e
anniversaire de Québec. Le conseiller à la communication de la ville
de Québec, François Moisan soutient quant à lui qu’il faut se mettre
dans le contexte du 400e qui est avant tout une fête de la
francophonie. «Que le sommet se tienne ici, c’est une marque de
renaissance du fait que Québec a su maintenir vivante la langue
pendant 400 ans».
Si l’objectif de cette
conférence des chefs d’États et de gouvernement est d’abord de
débattre des enjeux au programme, le sommet de Québec «donne aussi à
la ville la chance d’avoir une visibilité extraordinaire et des
retombées économiques importantes», espère monsieur Moisan.
Rappelons que le Sommet des chefs d’États est précédé par la
Conférence ministérielle et le Conseil permanent de la Francophonie du
15 au 16 octobre 2008.
Le
saviez-vous ?
-
200 millions de personnes parlent français à travers le monde.
-
Dans 32 états, le français a le statut de langue officielle. La
majorité ces pays se trouve en Afrique.
-
Les francophones se situent au 9e rang de communauté
linguistique au monde
-
Le français est l’une de deux seules langues parlées dans tous les 5
continents
-
C’est la deuxième langue la plus enseignée au monde après l’anglais.
-
C'est
la
troisième langue la plus employée sur Internet.
Sources :
Secrétariat d’organisation XIIe Sommet de la Francophonie |
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.Pénurie
mondiale de pilote,
Le
Canada fait figure d’exception
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 3 - mercredi 8 septembre 2008
Médard
Mini-Mini
medard-mini-mini.1@ulava.ca
Québec — Le
Canada ne semble pas manquer de pilotes
qualifiés, bien que l’Association internationale du transport
aérien (IATA) prévoie une pénurie de plus de 17 000 pilotes d’ici 2010
à travers le monde.
«Au
Canada, il n’y a pas actuellement de problème de pénurie, parce que le
pays offre un nombre important de formations de pilotes. Des
formationsqui sont reconnues internationalement », a expliqué Nicolas
Charrette, pilote chez CanJet Airlines.
D’après le répertoire de formation aéronautique établi
par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le
Canada compte 53 centres de formation. C’est le premier pays au monde
qui en comptabilise autant. Le Canada surpasse par la même occasion
les États-Unis qui en comptent 47, ou encore la Chine qui n’en
comptabilise que 2. Tout un paradoxe, surtout lorsque l’IATA avance
que la Chine a besoin de 2500 pilotes par an.
«Le premier indice de pénurie serait une hausse des
salaires, ce qui n’est pas le cas au Canada où le salaire des pilotes
reste sous la moyenne de ce que gagnent leurs collègues des autres
pays», a expliqué M. Charrette.
Les chiffres de l’Association du transport aérien du
Canada (ATAC) révèlent que le revenu annuel d’un pilote professionnel
oscille entre 65 000$ et 100 000$, selon qu’il travaille pour un
transporteur régional ou une compagnie aérienne majeure.
Mme Josée Laroche, directrice de recrutement à la firme
montréalaise de recrutement international des
pilotes AeroPersonnel Global, soutient que son agence n’a
recensé aucun poste disponible au Canada pour le moment.
De son côté, Frederick Boulé, jeune pilote de 27 ans
chez Air Canada Jazz, précise que les pilotes canadiens expérimentés
ne désirent pas nécessairement aller exercer à l’étranger, notamment à
cause des conditions de travail. En raison du boom de l’aéronautique
de ces dernières années, il y a actuellement une forte demande de
pilotes dans des pays émergents comme l’Inde ou la Chine. «Même si ces
compagnies étrangères offrent des avantages financiers très
intéressants, il n’y a aucun syndicat là-bas. Ce n’est pas très
rassurant», a-t-il indiqué.
«Au Québec, bien qu’un manque de pilotes se soit fait
ressentir ces dernières années, la situation s’est nettement
améliorée. Le taux d’embauche est actuellement de 100%», a soutenu
Michael Decamps, instituteur de vol chez Grondair, une école de
pilotage basée en Beauce, qui forme une trentaine de pilotes chaque
année.
«Si pénurie il y a au Canada, c’est surtout au niveau
des pilotes spécialisés pour certains types d’avions utilisés pour les
vols internationaux», a expliqué Nicolas Charrette, citant son propre
cas en exemple. M. Charrette pilotait un Boeing 767 pour Zoom
Airlines. Lorsqu’il a perdu son emploi en août dernier suite à la
fermeture de la compagnie, il a accepté un poste chez CanJet Airlines
pour piloter un avion de type 737-800. La compagnie a dû alors
investir 30 000$ pour le former pendant huit semaines avant qu’il ne
devienne opérationnel. |
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Engagement politique
Les jeunes s’en mêlent
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume XVII
numéro 2 - mercredi 1er
septembre 2008
Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Québec — Ils n’ont parfois pas encore l’âge de voter,
mais ils militent déjà au sein d’un parti. L’implication politique des
jeunes Québécois suscite des avis divergents quant à sa légitimité.
«C’est une bonne école», affirme d’un côté Jacinthe
Morissette (photo), vice-présidente de la commission des jeunes de l’Action
démocratique du Québec(ADQ).
Elle soutient que «cela les prépare à faire un choix éclairé
lorsqu’ils auront l’âge de voter».
Pour Michel Thomassin, diplômé en sciences politiques de l’université
d’Ottawa, «cette pratique n’est rien d’autre qu’un catéchisme
politique qui permet aux partis politiques d’enrôler les mineurs dans
leurs idéologies». Il estime qu’en grandissant, ces jeunes intègrent
d’emblée les valeurs de leurs «partis-formateurs». Ce qui ne leur
laisserait plus la latitude pour faire d’autres choix plus éclairés.
Michel Thomassin suggère plutôt l’enseignement de la politique à
l’école secondaire, à l’exemple du cours de civisme dans certains pays
européens.
Au-delà de ces visions diamétralement opposées, un constat: les
jeunes, mineurs ou non, sont déjà très impliqués dans la politique à
travers les partis existants. À l’ADQ comme au Parti libéral du Québec
(PLQ), l’âge des membres des commissions «jeunesses» varie de 16 à 25
ans.
Pour Marc-André Gauthier, candidat du parti Québec Solidaire dans la
circonscription Jean-Talon, le devoir de citoyenneté ne se limite pas
seulement à la question d’aller voter quand on a atteint la majorité.
«Nous, les jeunes, devons aussi nous impliquer activement dans la vie
politique pour faire entendre nos préoccupations», a-t-il déclaré.
Épris de la question environnementale, il s’était ainsi présenté il y
a cinq ans comme candidat aux élections fédérales pour le Parti Vert.
Il avait alors 22 ans.
Mme Morissette a quant à elle découvert la vie politique grâce à sa
sœur Catherine Morissette, députée adéquiste de Charlesbourg, qu’elle
décrit comme «une mordue de la politique qui a entraîné toute la
famille dans sa passion». Elle affirme toutefois que son engagement à
l’ADQ est motivé par les valeurs de ce parti: la question d’accès
rapide aux soins de santé ou la notion de l’autonomie. Une notion
essentielle pour elle, puisque c’est «le choix de pouvoir réaliser ses
projets».
Même si l’âge légal pour voter est de 18 ans, il n’est
pas illégal d’inciter les jeunes mineurs à s’impliquer dans les partis
politiques. À l’ADQ, par exemple, la conseillère régionale du
Bas-Saint-Laurent à la Commission des jeunes,
Anaïs Pelletier, n’a que 16 ans. |
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Ariane Fortin-Brochu, championne de boxe féminine
«20
médailles, c’est pas assez!»
Article paru dans
L'Exemplaire,
(hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval),
volume xvii
numéro 1 - mercredi 24 septembre 2008
Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca
Cité universitaire — Après sa récente médaille
d’or en boxe féminine à la Witch Cup en Hongrie, Ariane Fortin-Brochu
a déjà un nouvel objectif : gagner le championnat du monde qui aura
lieu en novembre, en Chine.
Le championnat mondial, qui se tient tous les deux ans,
est la plus grosse compétition de boxe féminine. Quatre Canadiennes
l’ont déjà remporté. Aucune d’entre elles n’a cependant gagné plus
d’une fois, explique Mme Fortin-Brochu. La jeune boxeuse, étudiante en
langue française et rédaction à l’UL, se bat donc pour être la
première Canadienne à être deux fois championne du monde de boxe
féminine, après son titre de 2006, remporté à New Delhi, en Inde.
Une nouvelle victoire étofferait encore un peu plus son impressionnant
palmarès. À 23 ans, Mme Fortin-Brochu cumule déjà 33 victoires en 36
combats. Elle compte 20 médailles d’or, 4 médailles d’argent ainsi que
plusieurs distinctions en boxe féminine, le tout tant au niveau
national qu’international. Stéphane Larouche, l’entraîneur d’Interbox,
considère que ce palmarès est le résultat d’un travail rigoureux et
acharné.
En effet, sans compter les trois jours de musculation, la jeune femme
s’entraîne cinq jours par semaine au gymnase. De plus, elle porte les
mêmes gants que les hommes et subit les mêmes exercices que ces
derniers.
En plus de s’entraîner ardemment, Ariane Fortin-Brochu possède, selon
les gens qui la côtoient, le talent et les qualités requises pour
aller loin. Stéphane Larouche, qui connaît la jeune femme depuis le
début de sa carrière, affirme que Mme Fortin-Brochu est douée et
passionnée par son sport. «C’est une fille qui a beaucoup
d’anticipation, qui est très rapide et qui cogne avec autorité»,
a-t-il précisé.
Mike Moffa, l’entraîneur de la jeune boxeuse, soutient quant à lui,
qu’Ariane est «tout simplement une personne très sérieuse qui ne
triche pas pour atteindre son objectif». Lucian Bute, le champion du
monde de la catégorie IBF, ajoute pour sa part qu’«Ariane a beaucoup
de prestance». «Elle est certes très féminine, mais quand elle est sur
le ring, on oublie facilement ce coté», a-t-il indiqué.
«Je suis devenue accro !»
En fait, si d’apparences, la boxe semble être un sport
violent, Ariane Fortin affirme qu’on n’a pas besoin d’agressivité pour
gagner, c’est d’abord une question de technique. «On s’entraîne
d’ailleurs très souvent entre amis et on s’habitue bien à se donner
des coups. En dehors du ring, je suis une fille super pacifique»,
a-t-elle assuré. «Je suis devenue accro!» C’est à travers le film La
Pugiliste qu’elle a découvert ce sport longtemps considéré comme «un
monde de gars». «Tout de suite, je suis devenue accro! J’ai commencé à
m’entraîner avec Benoit Martel au Club de boxe olympique de Lévis»,
a-t-elle raconté. La boxe prend maintenant une très grande place dans
sa vie, au point où elle avoue qu’elle aurait «de la misère» à
accepter d’accrocher ses gants.
Le rêve ultime d’Ariane Fortin est de participer aux
Jeux olympiques. Toutefois, la boxe féminine n’est pas encore une
discipline acceptée par le Comité international olympique
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