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Fausse représentation?

Plus de 700 cours apparaissant sur le site de l’UL ne sont en réalité plus offerts
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 10- mercredi 03 décembre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Cité universitaire — Même si le catalogue de cours disponibles au premier cycle à l’Université Laval semble bien garni, plus de 700 cours y apparaissant ne sont techniquement plus offerts depuis l’hiver 2008, selon un recensement réalisé par L’EXEMPLAIRE.

Ainsi, lorsque vient le temps de choisir un cours à option, l’étudiant se retrouve devant un choix plus limité que ne le laisse paraître la liste des cours proposés par la direction de son programme.

Selon Pascale Fleury, directrice des programmes en études anciennes, l’université n’engage plus d’enseignants pour les cours dits «non rentables». Selon elle, les étudiants les plus désavantagés sont ceux inscrits dans les programmes de sciences humaines et de lettres. Au Département des littératures par exemple, le nombre de professeurs a chuté de 60 à 34 en dix ans, en raison des mises à la retraite.

Les professeurs retraités ne sont pas nécessairement remplacés et leurs cours demeurent officiellement au programme, en attendant des mises à jour. C’est le cas de Bertrand Arcan, un professeur aujourd’hui retraité, qui enseignait plusieurs cours en anthropologie. Malgré son départ en 2004, certains de ses cours apparaissent encore dans la liste des activités offertes par l’UL.

Selon les explications de Mme Fleury, c’est en espérant réactiver ces cours que les directions de programmes décident de les garder dans leurs banques de données. «Il est plus difficile de créer un nouveau cours que d’en réactiver un ancien», a-t-elle affirmé.

Moïse Marcoux Chabot, un étudiant en anthropologie qui a siégé pendant deux ans au comité de programme du premier cycle abonde dans le même sens: «Compte tenu de la complexité des procédures, on ne supprime un cours que lorsqu’on est vraiment certain qu’il ne sera plus jamais donné.» M. Marcoux Chabot ajoute aussi que l’annulation de certains cours peut aussi être occasionnée par le manque d’inscriptions.

Corrections à apporter

En poste depuis deux ans, Craig Baker, directeur des programmes de premier cycle en littérature, reconnaît qu’il y a des corrections à apporter au catalogue des cours. «Il y a plus d’une quinzaine d’années que le programme n’a pas été révisé en profondeur », a-t-il déclaré à propos de son département. Il assure que la révision de la liste des cours est une de ses priorités, mais se garde de dire, sans avoir au préalable consulté les professeurs et le comité de programme, quel sort serait réservé aux cours non-disponibles.

En craignant que l’université ne soit taxée de fausse représentation pour ces cours qui ne devraient pas apparaître dans son registre, Mme Fleury suggère à la haute direction de songer à une nouvelle politique d’embauche. «S’il n’y a pas de politique pour pallier le problème de manque de ressources professorales, cela risque d’entraîner la disparition de certains cours et ôter ainsi des richesses à l’université», a-t-elle souligné.

L’EXEMPLAIRE a tenté de rejoindre la haute administration de l’UL afin de connaître sa position sur le sujet. Martin Guay, chargé de communication, n’a toutefois pas répondu à nos questions.

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Première de la pièce Du ciment sur les ailes au théâtre Périscope
Quand les tabous sont exposés sur scène
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 9- mercredi 26 novembre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Québec — Plus de 70 personnes ont assisté la semaine dernière à la première présentation de la pièce Du ciment sur les ailes, qui sera à l’affiche jusqu’au 29 novembre au théâtre Périscope.

«C’est le show ayant eu le plus d’envergure dans l’histoire de ma compagnie», a déclaré Jean-François Lessard, directeur général et artistique d’Entr’Actes, le regroupement à l’origine de la pièce. M. Lessard indique que c’est la première fois que sa compagnie fait partie de la programmation d’un théâtre comme le Périscope.

Pour Marie-Ginette Guay, directrice artistique du Théâtre Périscope, c’est une reconnaissance de la qualité sociale et artistique d’Entr’Actes. «On est très sensibles à l’oeuvre de cette compagnie qui s’enracine bien dans la communauté. Ce qu’elle présente mérite de rencontrer un grand public», a-t-elle soutenu.

 «L’autre nouveauté qui distingue ce projet, c’est la thématique abordée de plein front», a ajouté M. Lessard. Jouée conjointement par deux comédiens professionnels et deux jeunes ayant une déficience intellectuelle, la pièce écrite par Serge Bonin permet à Olivier de la Durantaye et Jean- Simon Cantin, d’interpréter leur rôle en tant que personnes racontant leur propre vécu, qui peut parfois être douloureux.

Dans le cadre des ateliers et des tournées artistiques, les comédiens sont souvent «campés» dans des rôles qui sont loin d’eux. Ce n’est pas le cas dans cette pièce. «Je disais à Olivier et à Jean-Simon: ‘‘N’ayez pas peur de parler de vous-mêmes, de ce que vous vivez au quotidien’’. De la même façon, je disais à Nicolas Létourneau et Sophie Martin, les deux professionnels, de ne pas craindre d’évoquer le malaise que peuvent avoir des personnes dites ‘‘normales’’ devant celles vivant avec un handicap», a expliqué M. Lessard.

Selon les artistes, la mixité de l’équipe a été enrichissante. Certaines répliques sont certes dures à l’égard des déficients intellectuels, mais ces derniers ont su passer outre. «Cela fait partie des réalités que nous vivons tous les jours, alors ça ne choque pas qu’on joue avec», a expliqué Jean-Simon Cantin. «Au début ça me choquait parce que, qu’on le veuille ou non, ça fait mal de se faire traiter d’handicapé. Mais plus on joue, moins on le prend personnel», a poursuivi Olivier de la Durantaye.

Pour sa part, le comédien professionnel Nicolas Létourneau précise qu’il n’a pas eu à se soumettre à un exercice d’adaptation aux réalités des déficients. «L’objectif était de se laisser aller et jouer notre rôle comme avec n’importe quel comédien », a-t-il affirmé.

Il ajoute que les déficients intellectuels ne font pas que jouer. «Ils apportent beaucoup dans le contenu, en improvisant sur leur propre vécu. Ce sont des créateurs à part entière», a-t-il insisté. Le public s’est lui aussi laissé entraîner par le jeu de MM. Cantin et de la Durantaye. «Je n’ai vu que des artistes sur la scène», a affirmé Linda

Clermont, une spectatrice. En tenant compte du statut particulier des comédiens, Sylvie Bourbonnais a quant à elle été davantage marquée par la saveur sociale du concept. «On n’oublie jamais que le comédien est un trisomique, de la Première de la pièce Du ciment sur les ailes au théâtre Périscope Quand les tabous sont exposés sur scène.

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Implication étudiante
Quand le bénévolat fait gagner des crédits

Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 8- mercredi 19 novembre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Cité universitaire —
58 étudiants sur 73 candidats ont obtenu trois crédits pour du bénévolat réalisé au cours de la session d’hiver 2008, en vertu de la politique de reconnaissance.

Selon le service des affaires étudiantes, non seulement ce chiffre représente le double de celui de la session d’automne 2007, mais c’est aussi un record jamais atteint depuis la mise sur pied de la politique de reconnaissance d’implication étudiante en 1983.

Révisée en 2006, cette initiative permet aux étudiants engagés dans les associations et groupes universitaires d’obtenir trois crédits. «C’est une façon pour l’UL de signifier aux étudiants que leur engagement bénévole a une valeur reconnue», a soutenu Cyndy Harquail, coordonnatrice aux affaires étudiantes.

 «L’implication de l’étudiant doit cependant être «significative» pour pouvoir bénéficier de ces crédits», a précisé Jean-Claude Dufour, président du comité de sélection. L’étudiant doit en effet accumuler 135 heures de militance active, sur plusieurs sessions. Dans un rapport argumentatif de cinq pages, il doit aussi démontrer que les valeurs formatrices et les apprentissages acquis à travers son activité sont «différents de ceux retirés du programme d’études». Pour Mme Harquail, cette dernière exigence n’est pas un paradoxe, car «le but est de reconnaitre et d’encourager l’acquisition des compétences complémentaires».

 Alors que Jean-Claude Dufour, souligne que «la reconnaissance de l’implication étudiante est maintenant bien connue des étudiants», six étudiants sur dix interrogés par L’EXEMPLAIRE ont avoué ignorer son existence.

D’autres, comme Catherine Veillet-St-Amant, découvrent la possibilité de faire créditer leur implication en étant déjà engagés dans une association. Membre active de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), elle affirme que c’est d’abord par intérêt et passion pour la vie associative qu’elle a intégré l’organisme. «Je ne compte pas mes heures pour le moment», a-t-elle soutenu.

Guidée par la même passion, Amélie Deschênes, étudiante en relations publiques, poursuit ses actions de bénévolat alors qu’elle a déjà fait reconnaître son implication à l’organisation du salon des communications.

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Départ prochain de 15 000 infirmières
Un cri d’urgence
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 7- mercredi 12 novembre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Québec — Alors que le Québec est déjà en manque de 2 600 infirmiers et infirmières, plus de 15 000 d’entre eux âgés de 50 ans et plus ont l’intention de prendre leur retraite d’ici trois ans.

Ce nombre de départs est quatre fois plus élevé que la mise à la retraite massive de 1997, selon les indications de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Afin de trouver une solution à la pénurie  d’infirmières et d’infirmiers, l’OIIQ interpelle le gouvernement. «Il est urgent que le ministère de la Santé et des Services sociaux prenne des mesures exceptionnelles pour inciter les infirmières de 50 ans et plus à demeurer en poste», a souligné dans un communiqué de presse la présidente de l’OIIQ, Ghyslaine Desrosiers.

Elle explique aussi l’urgence d’agir par le fait que le manque d’infirmières s’accélère perpétuellement. Au ministère de la Santé et des Services sociaux, Dominique Breton, responsable des relations avec les médias, reconnaît que le manque d’infirmières est en croissance chaque année.

Selon Mme Breton, la solution ne consiste pas seulement à retenir les infirmières longtemps en poste. Il faut aussi motiver les jeunes étudiants à s’intéresser aux sciences infirmières. Mme Breton indique que le secteur public a posé plusieurs gestes concrets en ce sens: «Le gouvernement fournit déjà des efforts considérables pour l’augmentation d’admission aux programmes de sciences infirmières, à travers des salons carrières dans les cégeps et les universités.»

Parmi les mesures prises par le gouvernement, Mme Breton évoque aussi l’Entente France-Québec sur la reconnaissance des qualifications professionnelles, signée le 17 octobre dernier.

De son côté, Diane Tremblay, personne ressource à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, ne partage pas les propos de Mme Breton. «Ce sont les activités habituelles de recrutement de l’Université qui amènent les jeunes à choisir les programmes de sciences infirmières, et non l’intervention du gouvernement», a-t-elle défendu.

Mme Tremblay ajoute que la moyenne d’infirmières et d’infirmiers formés, qui se situe autour de 200 diplômés chaque année, est restée constante depuis les dernières années. Elle précise que ce nombre n’est pas suffisant pour répondre à la demande des hôpitaux.

Difficultés sur le terrain Outre l’augmentation de la charge de travail des pratiquants, le manque d’infirmières entraîne d’autres conséquences néfastes, comme un important taux d’absentéisme. Marie-Pierre Chrétien, qui exerce à l’hôpital Notre-Dame de Montréal tout en poursuivant ses études au baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal, explique par exemple que les infirmières téléphonent souvent à la dernière minute pour dire qu’elles sont malades lorsqu’elles sont épuisées.

Pour Lucie Deschênes, ancienne infirmière à l’Hôtel-Dieu de Lévis, la solution a été de changer d’employeur. «C’est le manque d’infirmières à l’hôpital qui m’a fait changer d’emploi. On fait le travail de trois personnes et on a intérêt à ne pas tomber nous-mêmes malade sinon, au retour, ce sont des tonnes de dossiers qui nous attendent», a-t-elle raconté. Elle ajoute par ailleurs que beaucoup de ses pairs se sont réorientés vers le secteur privé.

Pour pallier le problème, le responsable des communications de l’Hôpital Laval, Joël Clément, estime que la solution passe par la réorganisation du travail. «Il faut soulager l’infirmière pour qu’elle puisse travailler efficacement en appréciant son travail», a-t-il dit, en concluant qu’il s’agit d’une des meilleures stratégies de rétention du personnel.

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Catherine-Élisabeth Loiselle: la musique sacrée au Québec
«Elle va nous chercher dans nos tripes»
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 6 - mercredi 29 octobre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulval.ca

Québec —
Bien que la religion soit en perte
de vitesse au Québec, la musique sacrée a encore sa place parmi les musiques contemporaines, a affirmé Catherine-Élisabeth Loiselle, une soliste spécialisée en musique sacrée.

La chanteuse de 35 ans, qui est montée sur la scène de l’atrium de la Fabrique la semaine dernière, a en effet indiqué à L’EXEMPLAIRE faire salle comble lorsqu’elle se produisait lors d’un concert de chants sacrés.

Selon Yvon Cormier, membre de la chorale Échos d’Arcadie, un ensemble justement dirigé par Catherine-Élisabeth Loiselle, ce succès s’explique entre autres par la «beauté» du genre musical. Il souligne également que la puissance de la voix de Mme Loiselle est une valeur ajoutée: «Elle est capable d’aller nous chercher dans nos tripes. Lorsqu’on l’entend, c’est comme un cadeau pour l’oreille.»

Le «cadeau» de Mme Loiselle semble avoir été apprécié par les spectateurs présents lors de la prestation. L’une d’entre eux a d’ailleurs tenu à remercier la soliste. «J’ai eu ma dose de bonheur pour la semaine», a déclaré Suzanne Portugais, la main à la poitrine et les yeux brillants d’émotion. Pour la diplômée en musique et interprétation de l’Université Laval, il n’y a pas mieux qu’un tel propos pour témoigner du caractère vivant de son genre musical.

Mais en dépit de la relative popularité de la musique sacrée et malgré son agenda plutôt bien rempli, Mme Loiselle déplore qu’il soit difficile de vivre de cet art. «Je suis quand même joyeuse dans ma douleur», lance l’artiste, en citant avec le sourire le compositeur et violoniste allemand du XVIIIe siècle, Jean Sébastien Bach.

Mme Loiselle explique que la musique sacrée est d’abord un art porteur de message d’ouverture et de profondeur. «Oui, les textes peuvent être liturgiques mais, par notre interprétation, on transcende la dimension religieuse», soutient-elle. Elle ajoute que la mélodie du chant sacré va audelà du texte. Selon elle, les mots ne servent que de toile de fond.

Le concert offert par Mme Loiselle était un prélude à la 12e édition du Festival des musiques sacrées de Québec, qui se tiendra jusqu’au 2 novembre prochain.

Le Festival, qui a pour objectif de faire découvrir la musique sacrée au grand public, comprendra notamment la Grand-messe, une messe chantée écrite et composée par Gilles Vigneault.

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XIIe Sommet de la Francophonie
400 ans de fait francais à Québec
Article paru (en brève)dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 4  - mercredi 16 octbre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Québec- Le XIIe Sommet bi-annuel de la Francophonie qui se tient à Québec du 17 au  19 Octobre est la plus grande conférence jamais organisée dans l’histoire de l’Organisation Internationale de la francophonie.

Avec 24 000 personnes accréditées réparties en 3000 délégations dont 68 chefs d’États et près de 1000 journalistes venus de quatre coins du monde, ce sommet est aussi la plus grande rencontre de chefs d’États et de gouvernements au Canada.

La grandeur de l’événement fait ombrage aux quatre thèmes au programme, à savoir : la démocratie et l’état de droit, la gouvernance économique, l’environnement et langue française.

Le défi d’organisation est élevé pour la ville de Québec. Mais « C’est un tiers des chefs d’État du monde qui sera à Québec, mais out a été mis en œuvre pour que le XIIe Sommet de la Francophonie soit à la hauteur des nombreuses attentes», rassure Denis Ricard, Directeur général du Secrétariat d’organisation du sommet.

Organisé conjointement par le gouvernement du Canada, du Québec et du Nouveau Brunswick, ce sommet est le deuxième qui se tient à Québec et le troisième au Canada après ceux de 1987 à Québec et de 1999 à Moncton au Nouveau-Brunswick. Les gouvernements du Canada et du Québec y ont investi chacun 16 millions de dollar alors que celui de Nouveau Brunswick a investi 750 000$.  Aucune autre ville que Québec n’a organisé par deux fois le sommet de la Francophonie.

Les 400 ans de Québec ont été un facteur favorable pour le choix de la ville de Québec, bien que le secrétariat d’organisation précise que ce n’est pas une activité organisée dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de Québec. Le conseiller à la communication de la ville de Québec,  François Moisan soutient quant à lui qu’il faut se mettre dans le contexte du 400e qui est avant tout une fête de la francophonie. «Que le sommet se tienne ici, c’est une marque de renaissance du fait que Québec a su maintenir vivante la langue pendant 400 ans».

Si l’objectif de cette conférence des chefs d’États et de gouvernement est d’abord de débattre des enjeux au programme, le sommet de Québec «donne aussi à la ville la chance d’avoir une visibilité extraordinaire et des retombées économiques importantes», espère monsieur Moisan.

Rappelons que le Sommet des chefs d’États est précédé par la Conférence ministérielle et le Conseil permanent de la Francophonie du 15 au 16 octobre 2008.

 Le saviez-vous ?

  • 200 millions de personnes parlent français à travers le monde.

  • Dans 32 états, le français a le statut de langue officielle. La majorité ces pays se trouve en Afrique.

  • Les francophones se situent au 9e rang de communauté linguistique au monde

  • Le français est l’une de deux seules langues parlées dans tous les 5 continents

  • C’est la deuxième langue la plus enseignée au monde après l’anglais.

  • C'est la troisième langue la plus employée sur Internet.

Sources : Secrétariat d’organisation XIIe Sommet de la Francophonie

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.Pénurie mondiale de pilote,
Le Canada fait figure d’exception
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 3 - mercredi 8 septembre 2008

Médard Mini-Mini
medard-mini-mini.1@ulava.ca

Québec — Le Canada ne semble pas manquer de pilotes qualifiés, bien que l’Association internationale du transport aérien (IATA) prévoie une pénurie de plus de 17 000 pilotes d’ici 2010 à travers le monde.

«Au Canada, il n’y a pas actuellement de problème de pénurie, parce que le pays offre un nombre important de formations de pilotes. Des formationsqui sont reconnues internationalement », a expliqué Nicolas Charrette, pilote chez CanJet Airlines.

D’après le répertoire de formation aéronautique établi par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), le Canada compte 53 centres de formation. C’est le premier pays au monde qui en comptabilise autant. Le Canada surpasse par la même occasion les États-Unis qui en comptent 47, ou encore la Chine qui n’en comptabilise que 2. Tout un paradoxe, surtout lorsque l’IATA avance que la Chine a besoin de 2500 pilotes par an.

«Le premier indice de pénurie serait une hausse des salaires, ce qui n’est pas le cas au Canada où le salaire des pilotes reste sous la moyenne de ce que gagnent leurs collègues des autres pays», a expliqué M. Charrette.

Les chiffres de l’Association du transport aérien du Canada (ATAC) révèlent que le revenu annuel d’un pilote professionnel oscille entre 65 000$ et 100 000$, selon qu’il travaille pour un transporteur régional ou une compagnie aérienne majeure.

Mme Josée Laroche, directrice de recrutement à la firme montréalaise de recrutement international des pilotes AeroPersonnel Global, soutient que son agence n’a recensé aucun poste disponible au Canada pour le moment.

De son côté, Frederick Boulé, jeune pilote de 27 ans chez Air Canada Jazz, précise que les pilotes canadiens expérimentés ne désirent pas nécessairement aller exercer à l’étranger, notamment à cause des conditions de travail. En raison du boom de l’aéronautique de ces dernières années, il y a actuellement une forte demande de pilotes dans des pays émergents comme l’Inde ou la Chine. «Même si ces compagnies étrangères offrent des avantages financiers très intéressants, il n’y a aucun syndicat là-bas. Ce n’est pas très rassurant», a-t-il indiqué.

«Au Québec, bien qu’un manque de pilotes se soit fait ressentir ces dernières années, la situation s’est nettement améliorée. Le taux d’embauche est actuellement de 100%», a soutenu Michael Decamps, instituteur de vol chez Grondair, une école de pilotage basée en Beauce, qui forme une trentaine de pilotes chaque année.

 «Si pénurie il y a au Canada, c’est surtout au niveau des pilotes spécialisés pour certains types d’avions utilisés pour les vols internationaux», a expliqué Nicolas Charrette, citant son propre cas en exemple. M. Charrette pilotait un Boeing 767 pour Zoom Airlines. Lorsqu’il a perdu son emploi en août dernier suite à la fermeture de la compagnie, il a accepté un poste chez CanJet Airlines pour piloter un avion de type 737-800. La compagnie a dû alors investir 30 000$ pour le former pendant huit semaines avant qu’il ne devienne opérationnel.

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Engagement politique
Les jeunes s’en mêlent
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume XVII numéro 2 - mercredi 1er septembre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Québec — Ils n’ont parfois pas encore l’âge de voter, mais ils militent déjà au sein d’un parti. L’implication politique des jeunes Québécois suscite des avis divergents quant à sa légitimité.

«C’est une bonne école», affirme d’un côté Jacinthe Morissette (photo), vice-présidente de la commission des jeunes de l’Action démocratique du Québec(ADQ). Elle soutient que «cela les prépare à faire un choix éclairé lorsqu’ils auront l’âge de voter».

Pour Michel Thomassin, diplômé en sciences politiques de l’université d’Ottawa, «cette pratique n’est rien d’autre qu’un catéchisme politique qui permet aux partis politiques d’enrôler les mineurs dans leurs idéologies». Il estime qu’en grandissant, ces jeunes intègrent d’emblée les valeurs de leurs «partis-formateurs». Ce qui ne leur laisserait plus la latitude pour faire d’autres choix plus éclairés. Michel Thomassin suggère plutôt l’enseignement de la politique à l’école secondaire, à l’exemple du cours de civisme dans certains pays européens.

Au-delà de ces visions diamétralement opposées, un constat: les jeunes, mineurs ou non, sont déjà très impliqués dans la politique à travers les partis existants. À l’ADQ comme au Parti libéral du Québec (PLQ), l’âge des membres des commissions «jeunesses» varie de 16 à 25 ans.

Pour Marc-André Gauthier, candidat du parti Québec Solidaire dans la circonscription Jean-Talon, le devoir de citoyenneté ne se limite pas seulement à la question d’aller voter quand on a atteint la majorité. «Nous, les jeunes, devons aussi nous impliquer activement dans la vie politique pour faire entendre nos préoccupations», a-t-il déclaré. Épris de la question environnementale, il s’était ainsi présenté il y a cinq ans comme candidat aux élections fédérales pour le Parti Vert. Il avait alors 22 ans.

Mme Morissette a quant à elle découvert la vie politique grâce à sa sœur Catherine Morissette, députée adéquiste de Charlesbourg, qu’elle décrit comme «une mordue de la politique qui a entraîné toute la famille dans sa passion». Elle affirme toutefois que son engagement à l’ADQ est motivé par les valeurs de ce parti: la question d’accès rapide aux soins de santé ou la notion de l’autonomie. Une notion essentielle pour elle, puisque c’est «le choix de pouvoir réaliser ses projets».

Même si l’âge légal pour voter est de 18 ans, il n’est pas illégal d’inciter les jeunes mineurs à s’impliquer dans les partis politiques. À l’ADQ, par exemple, la conseillère régionale du Bas-Saint-Laurent à la Commission des jeunes, Anaïs Pelletier, n’a que 16 ans.

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Ariane Fortin-Brochu, championne de boxe féminine
«20 médailles, c’est pas assez
Article paru dans L'Exemplaire, (hebdomadaire des étudiants en journalisme de l'Université Laval), volume xvii numéro 1 - mercredi 24 septembre 2008

Médard Mini-Mini
medard.mini-mini.1@ulaval.ca

Cité universitaire —  Après sa récente médaille d’or en boxe féminine à la Witch Cup en Hongrie, Ariane Fortin-Brochu a déjà un nouvel objectif : gagner le championnat du monde qui aura lieu en novembre, en Chine.

Le championnat mondial, qui se tient tous les deux ans, est la plus grosse compétition de boxe féminine. Quatre Canadiennes l’ont déjà remporté. Aucune d’entre elles n’a cependant gagné plus d’une fois, explique Mme Fortin-Brochu. La jeune boxeuse, étudiante en langue française et rédaction à l’UL, se bat donc pour être la première Canadienne à être deux fois championne du monde de boxe féminine, après son titre de 2006, remporté à New Delhi, en Inde.

Une nouvelle victoire étofferait encore un peu plus son impressionnant palmarès. À 23 ans, Mme Fortin-Brochu cumule déjà 33 victoires en 36 combats. Elle compte 20 médailles d’or, 4 médailles d’argent ainsi que plusieurs distinctions en boxe féminine, le tout tant au niveau national qu’international. Stéphane Larouche, l’entraîneur d’Interbox, considère que ce palmarès est le résultat d’un travail rigoureux et acharné.

En effet, sans compter les trois jours de musculation, la jeune femme s’entraîne cinq jours par semaine au gymnase. De plus, elle porte les mêmes gants que les hommes et subit les mêmes exercices que ces derniers.

En plus de s’entraîner ardemment, Ariane Fortin-Brochu possède, selon les gens qui la côtoient, le talent et les qualités requises pour aller loin. Stéphane Larouche, qui connaît la jeune femme depuis le début de sa carrière, affirme que Mme Fortin-Brochu est douée et passionnée par son sport. «C’est une fille qui a beaucoup d’anticipation, qui est très rapide et qui cogne avec autorité», a-t-il précisé.

Mike Moffa, l’entraîneur de la jeune boxeuse, soutient quant à lui, qu’Ariane est «tout simplement une personne très sérieuse qui ne triche pas pour atteindre son objectif». Lucian Bute, le champion du monde de la catégorie IBF, ajoute pour sa part qu’«Ariane a beaucoup de prestance». «Elle est certes très féminine, mais quand elle est sur le ring, on oublie facilement ce coté», a-t-il indiqué.

«Je suis devenue accro !»

En fait, si d’apparences, la boxe semble être un sport violent, Ariane Fortin affirme qu’on n’a pas besoin d’agressivité pour gagner, c’est d’abord une question de technique. «On s’entraîne d’ailleurs très souvent entre amis et on s’habitue bien à se donner des coups. En dehors du ring, je suis une fille super pacifique», a-t-elle assuré. «Je suis devenue accro!» C’est à travers le film La Pugiliste qu’elle a découvert ce sport longtemps considéré comme «un monde de gars». «Tout de suite, je suis devenue accro! J’ai commencé à m’entraîner avec Benoit Martel au Club de boxe olympique de Lévis», a-t-elle raconté. La boxe prend maintenant une très grande place dans sa vie, au point où elle avoue qu’elle aurait «de la misère» à accepter d’accrocher ses gants.

Le rêve ultime d’Ariane Fortin est de participer aux Jeux olympiques. Toutefois, la boxe féminine n’est pas encore une discipline acceptée par le Comité international olympique

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MINI-MINI Médard
3e prix du Concours International de Reportage Francophone AFI 2003

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