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Tribune libre
Les
textes publiés dans cette rubrique tiennent lieux d’opinions
personnelles et n’engagent que leurs auteurs. La rédaction de
RAFIGUI Presse Jeunes
ne peut être tenu responsables de faits ou propos
allégués.
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Ali Abdéramane Haggar
«Construire des infrastructures d'accord,
mais les Hommes d’abord»
Féru de l’écriture, Ali Abdéramane Haggar s’est imposé parmi les personnalités qui font
parler de la littérature tchadienne et n’arrête de surprendre à travers ses œuvres qui
jouissent d’une bonne réputation dans ce milieu.
Yeux pétillants, cheveux touffus avec une barbe qui ronge presque le visage, l’apparence
de ce monsieur contraste avec sa personnalité. Rigoureux dans son travail, Ali ABdéramane
Haggar est l’un des plus optimistes qui pensent au devenir de son pays, le Tchad. Son
attachement à cette patrie le témoigne. Galvanisé par cet optimisme, il n’hésite pas un
seul instant à consoler ses compatriotes qui ont perdu l’espoir quant à la situation du
pays : «je crois que ça va changer un jour. Aucun peuple n’est condamné à vivre dans la
dèche. La pauvreté n’est pas un sort, ni un destin. On peut naître riche et tout dilapider
et redevenir pauvre et naître pauvre et devenir riche par le travail». Son
raisonnement brise toute illusion que l’on a de lui.
Né cinq (5) mois avant l’indépendance du Tchad, le 11 mars 1960 à Abéché, Haggar consacre
plus de temps à son école et à son travail intellectuel qu’à sa propre famille. Malgré
ses multiples occupations, il accorde une attention particulière à la jeunesse qui pour
lui, est «non seulement le fer de lance de la nation, mais l’avenir d’un pays».
C’est à Abéché, ville qui l’a vu naître qu’il a effectué ses études primaires jusqu’en
seconde avant d’échouer à N’Djaména où il s’est inscrit en classe de première au Lycée
Félix Eboue. Après une année réussie, il accepte de rester dans cet établissement pour
passer le Bac. Malheureusement, les évènements des années 80 qui ont paralysé le pays ont
perturbé l’année scolaire qui s’en est suivie par une année blanche. Soucieux de son
avenir, il s’exile à Bangui, capitale de la République centrafricaine en 1981 pour se
présenter au Baccalauréat. Bac qu’il obtient sans coup férir. Bac en poche, il partage ses
connaissances pendant un an avant de s’envoler pour la Russie où il a suivi pendant dix
ans des études dans le domaine de la Planification de l’Economie Nationale, science liée à
l’ancienne Union Soviétique et Socialiste.
Son penchant pour l’enseignement était un rêve d’enfance comme il aime à le dire :
«j’ai toujours rêvé d’être enseignant depuis mon enfance». En 1991, il rentre au pays
avec un Doctorat en poche. Ce qui lui a permis d’être intégré comme professeur à
l’Université de N’Djaména et Secrétaire Général du Conseil Supérieur de Transition (CST)
de 1993-1996. De 1996 à 1997, il quitte pour la France où il étudie l’administration à
l’Ecole Nationale d’Administration (ENA de Paris). Là, il sort nanti d’un Brevet en
administration publique. Dès son retour au pays, il regagne l’administration et gravit
rapidement les échelons puis finit par laisser des traces indélébiles.
De 1997 à 1999 il est promu conseiller à la Présidence de la République avant d’être placé
comme Administrateur provisoire de la SONASUT (société nationale sucrière du Tchad) qu’il
a dirigé pendant un an. En 2001, il est affecté à la Banque Mondiale comme «Écrivain ».
Hyper occupé certes, Abdéramane Haggar reste accroché à l’écriture et aspire toujours aux
loisirs et ne le cache pas à qui veut bien l’entendre : «j’aime la culture, le sport et
les musiques douces comme le Jazz et le blues». Depuis 2004, il promeut son institut
HEC-Tchad (Haute École de Communication) qui forme les futurs cadres du pays.
A 48 ans, Ali Abdéramane Haggar a à son actif deux œuvres littéraires connues tant sur le
plan national qu’international. La première, sortie en 1994 s’intitule «le mendiant de
l’espoir» et la seconde, «le prix du rêve», paru en 2001 ont été édités au centre
Al-Mouna. Marié et père de cinq enfants, Ali Abdéramane Haggar a un faible pour certains
aliments «j’adore la salade libanaise» (un mélange de salade, oignon).
Militant de la non-violence, Haggar trouve qu’il ne faut pas seulement construire un pays
sans projection d’où est partie son idée de créer HEC-Tchad qui reste une référence pour
ceux qui veulent poursuivre leurs études supérieures. Pour lui, garantir l’avenir des
jeunes est très important. Ce qui le pousse à balancer cette boutade : «construire des
infrastructures d'accord, mais les Hommes d’abord».
DJIMASRA
Alexis, correspondant à Abidjan (Côte d’Ivoire). |
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Construire l’Avenir avec la jeune sse
Le 9ème sommet sur la formation d’un gouvernement des Etats
Unis d’Afrique (du 1er au 3 juillet) à ACCRA s’est achevé
sur plusieurs controverses. En queue de poisson pour certains, il a
débouché sur de grandes avancées pour d’autres. Dans tous les cas,
c’était quand même bien d’oser. Il s’est avéré que concrétiser l’union
africaine reste le défi à relever par tous les africains.
C’est, en effet, un processus qui nécessite le concours de tout le
monde. Depuis les indépendances, l’Afrique ne cesse de pleurer pour
des guerres intestines que lui causent les bras de fer fratricides et
inutiles. L’intégration sous régionale en Afrique centrale peine à se
concrétiser. Les présidents y sont champions en longévité et cumulent
tous les superlatifs : doyens des présidents, les plus riches, les
plus âgés, les plus, les plus, les plus… Et d’une façon générale, en
Afrique, l’alternance n’est pas possible partout. La démocratie avance
donc à plusieurs vitesses. Les armes crépitent partout. En définitive,
les Etats Unis d’Afrique reste la seule solution. Les frontières entre
pays se mueront en un seul continent et les armes ne seront plus des
instruments de conquêtes de pouvoir. Le Tchad particulièrement se
reposera de ses conflits armés souvent pour assouvir des intérêts
égoïstes. Tous les africains doivent s’unir pour relever de défi d’un
continent le plus pauvre du monde. Cependant, l’inquiétude reste à
savoir comment faire en sorte que la jeunesse africaine puisse
s’approprier ce processus d’intégration ?
Nelson MANDELA ne disait-il pas « on ne construit pas l’avenir sans
ceux qui le vivront ». Envisager une union, la réussir sans la
contribution des jeunes s’avère, à mes yeux, utopiques. Je recommande
à ceux à qui une union de l’Afrique est chère, de se tourner plutôt
vers les jeunes, ceux là qui matérialiseront cette unité. La jeunesse
africaine, elle également doit se mettre dans la tête que l’union
africaine tant prônée par les chefs d’Etat reste notre futur combat.
L’Europe s’est construit en un siècle. Les USA sont devenus Etats-Unis
en plusieurs siècles. C’est pour dire que la jeunesse doit prendre
conscience de la pleine mesure de deux grands défis planétaires qui
l’attendent : l’union africaine et la protection de l’environnement.
Sensibiliser, éduquer et former les gens à la citoyenneté africaine
restent les grands axes du plan d’action du mouvement panafricaniste.
Avec les fondations qu’auront posées nos aînés, le chemin est
désormais balisé. Le panafricanisme est un mouvement, mieux un esprit
que doit épouser tout un continent. C’est un courant qui regroupera
tout le monde : élèves, étudiants, enseignants, artistes, sportifs,
groupes folkloriques, la diaspora africaine, etc. L’apport de la
diaspora africaine est plus que capital dans le processus
d’intégration. L’Afrique regorge beaucoup de « grosses têtes » mais
qui se trouvent malheureusement ailleurs. Pour mener à bien ce combat
décisif les jeunes doivent au préalable se déposséder de certaines
habitudes, malheureusement ancrées dans les têtes depuis un certain
temps. Il faut, à la place, des vraies valeurs. Amasser des
connaissances à la place de l’argent. Cultiver l’excellence au lieu de
sombrer dans la médiocrité. S’imposer la rigueur au lieu de la
facilité. La valeur d’un homme, ne dit on pas, ne se mesure par la
taille des sous qu’il a amassés ; mais par les traces positives qu’il
a laissées tout au long de sa vie ?
Le
gain de l’argent facile, le trafic d’influence, l’amour de la facilité
ne sont pas des valeurs capables de concrétiser les Etats Unis
d’Afrique. Ainsi donc le panafricanisme est l’esprit qui doit habiter
tous les jeunes du continent rassembleur par nature des peuples
(berceau de l’humanité). Il est temps de ressusciter K. KOUAME, T.
SANKARA, GAMAL ADBEL-NASSER, J. NIERERE, etc. et d’emboîter leurs pas.
Leurs œuvres ne doivent rester lettre morte. La jeunesse doit
revendiquer la mission de l’intégration de l’union africaine. Elle
doit s’approprier ce processus. C’est à partir de là que je propose
qu’on ajoute au portefeuille du ministère de la jeunesse la mission de
l’intégration Africaine (Ministère de la Jeunesse, des Sports et de
l’intégration Africaine).
Brahim GUIHINI DADI
brahimdadi@yahoo.fr |
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Culture de démission et notion de
sacrifice.
La nouvelle est sur toutes les ondes. Elle est sur toutes les langues.
Paul WOLFOWITZ a quitté son poste de président de la banque mondiale.
Son remplaçant est désormais connu. Cet homme, l'un des dirigeants de
notre monde, a été contraint de démissionner quand a éclaté le
scandale des faveurs accordées à sa maîtresse.
Il a ainsi enfreint aux
règles de cette institution mondiale. Démissionner, c'est renoncer à
exercer ses responsabilités butées à des problèmes, des difficultés.
Par exemple un ministre, un gestionnaire d'une société ou un élu peut
démissionner ou sera obligé de quitter son poste pour ne pas avoir
efficacement rempli sa mission afin d'atteindre les objectifs fixés au
préalable ou ayant eu des écarts dans sa conduite. C’est pourquoi Amir PERES, Paul
WOLFOWITZ et consort sont obligés de se séparer de leurs
fonctions. Car, estime -t-on, l'un en tant que premier responsable de
l'armée israélienne, a été médiocre dans la conduite de la guerre
contre les HIZBOLLAH; et l'autre a enfreint aux règles préétablies de
la banque mondiale. Ceux là ont été contraints de démissionner. Mais
il y en a d'autres, beaucoup d'ailleurs qui, l'on apprend chaque jour
dans les médias, démissionnent d'eux même après un échec. Par devoir
de conscience. C’est l’exemple de Luc FERRY ou Edouard BALLADUR.
Au
Tchad il n'y a ni l'un ni l'autre forme de renoncement à l'exercice de
ses responsabilités. Une quasi-absence de démission. Alors qu'il
existe vraiment des raisons de mettre fin à ses fonctions à un moment
donné. On y rencontre les plus pures humiliations et les plus graves
déceptions. On y trouve tous les échecs de la vie que ça soit sur le
plan politique, économique que sociale. Mais personne n'ose faire
l'exception et prendre ce risque. Je dis bien un risque car en
poussant un peu plus loin la réflexion, cette crainte, cette peur de
"perdre son boulot" vient de la manière dont on a obtenu son poste
travail. En effet, la solidarité africaine aidant, il faut toujours
recourir à un frère, un cousin, une connaissance ou à des sacrifices
pour trouver un emploi. Et les plus hautes responsabilités sont
devenues une affaire de lignée, de village, d'alliance ou de
géopolitique. Ce n'est souvent pas une question de compétence. Déjà
les incessants communiqués passés, à chaque nomination, sur les ondes
de la radio ou à la télé, remerciant le chef de l'Etat nous édifient
sur la gestion future de ce digne fils du village et non du pays.
Parfois, même après les élections législatives, les chefs de race, de
canton ou toute une communauté se livre à cet exercice de communiqué.
Comme si les députés étaient nommés plutôt qu’élus par ceux là même
qui doivent plutôt se féliciter de l'élection de leur fils au lieu de
remercier le roi. Sûrement ce n'est pas un amalgame, mais la triste
réalité.
Acquérir une haute responsabilité, travailler dignement pour son pays
est une légitime ambition. Il ne sert à rien de verser dans le culte
du chef de l'Etat en passant des communiqués comme si la compétence
n'y est pas. "La politique c'est le destin" disait Napoléon. C'est
vrai mais à condition qu'il s'agisse du destin de tous et non une
éclatante aventure personnelle a ajouté Jack LANG. Les ascensions
fulgurantes de ceux qui usent de la politique sont légion en Afrique.
Celui là qui est hissé à des plus hautes responsabilités par le biais
des raccourcis spectaculaires bafouant quelque fois la compétence, le
niveau d'études, bref tous les critères d'éligibilité, a une peur
noire de quitter de lui même ses fonctions, chèrement acquises. Un
travail pour lequel tout le monde a intervenu, usé de son influence,
de sa crédibilité, fait des sacrifices impossibles ou des alliances
opportunistes. «C'est un lâche, un fils indigne», dirait le village ou
la communauté. «Qui aura le courage d'intervenir demain pour le placer
encore quelque part?» C'est pourquoi, chacun s'accroche, même après
les échecs cuisants et salés. Un digne fils du village ne désarme pas
devant les difficultés. Or, renoncer à ses responsabilités, quand on
estime qu'on n’a pas atteint les objectifs a double sens. C'est, d'une
part, une question d'honnêteté intellectuelle, une affaire de
conscience personnelle. Céder sa place pour ne pas avoir rempli
normalement sa mission n'est pas une lâcheté. C’est une bravoure. Cet
acte permettra de trouver un successeur plus habile qui, peut être,
fera mieux. C’est une valeur humaine qui a une influence, d'autre
part, sur la conduite à tenir de soi mais aussi des autres. Ceci
oblige le successeur de bien faire le travail ou d'imiter son
prédécesseur. Si chacun fait pareil, le pays avancera mieux et les
responsables seront fiers de travailler pour le développement de leur
nation. Devant cette situation, je pense que c'est aussi le peuple qui
a démissionné de son devoir. Ailleurs ce sont les citoyens qui exigent
le départ des responsables scandaleux ou qui gèrent la chose publique
avec légèreté. La mondialisation de l'information nous apprend tous
les jours sur des manifestations demandant des démissions, des motions
de censure, etc. Tous les virus attaquent le Tchad. Pourquoi pas celui
de la prise de conscience des citoyens et le contrôle des autorités
par le peuple ?
Il
manque au vaillant peuple du Tchad la culture de démission et la
notion de sacrifice. Sinon comment peut on comprendre
l'indifférence des tchadiens face aux maux qui minent notre pays
depuis des décennies ? L'insécurité galopante généralisée, la rareté
de l'énergie et d'eau potable. Le développement de la crise sociale et
la difficulté du gouvernement à sortir la tête de l'eau. Les prix des
matériaux qui paradoxalement augmentent au moment où on annonce la
défiscalisation de ces matériaux. La corruption et le détournement des
biens communs. La liste n'est pas exhaustive. Là, je pense que c’est
le refus de chacun de se sacrifier pour le bien être des autres.
Personne ne veut souffrir ou périr pour que derrière lui les autres
vivent dans le respect. Ailleurs
les maladresses avec lesquelles sont gérés ces problèmes dans un
mandat placé sous
le
signe du social, devaient amener en principe les gens à réfléchir.
Beaucoup de
défis
sociaux
majeurs de l’heure
doivent faire ouvrir les yeux
aux
responsables mais aussi au
peuple. Ceux qui ont failli à leurs missions à un moment donné, ne
doivent-ils pas démissionner?
Et
les élus du peuple, que font-ils pour demander des comptes à ceux qui
sont mandatés pour gérer? Tout le monde a démissionné !!!
Brahim GUIHINI DADI
brahimdadi@yahoo.fr
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Des
mercenaires au concours : existent-ils ?
« Assis devant ma table de
composition, je regarde K.D, un étudiant en 5e année de
médecine près à passer le concours d’entrée en 1ère année
de médecine. Il est tout frais, calme, sourire manifeste, sûr de lui.
sans le vouloir, je me pose la question « cela veut il dire qu’il
veut revenir en 1ère année ? »
Peut être c’est cela me dis-je hypocritement,
mais un coup d’œil fictif dément cela : K.D n’est pas candidat mais
mercenaire !... » Presque outré, Djim, me fit le récit de cette
journée du concours.
Aujourd’hui il est presque impossible chez nous
de s’asseoir à un concours sans être entouré des invités de
surprises : « les mercenaires au concours ». Ces derniers jours, ils
deviennent de plus en plus nombreux et sont comme les mouches sur les
" tchom-tchombo " à Dembé. Une fictive carte d’identité obtenue en
complicité avec les chefs des établissements secondaires et le tour
est joué. La notion d’intégrité, d’honnête, sans arrière pensée est
jetée dans la corbeille et bonjour la baisse de niveau et mauvais
recrutement des travailleurs.
Cependant si on pouvait regarder au-delà des
frontières, on ferait mieux d’affronter ses propres défis que de
chercher (parfois vainement !) à affronter ceux d’autri. Car chaque
être, qui qu’il soit, à de défis que la vie lui impose. Si on aime
tellement la personne pour qui on fait le « mercenariat », pourquoi ne
pas lui « prêter » sa tête par un travail préalable que de venir
gaillardement s’asseoir en lieu et place d’un candidat ?
Adjeffa G |
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Comment
influencer une prise de décision ?
La vie en communauté a besoin de certains con sensus
pour une bonne cohabitation et une meilleure condition de vie. De ces
consensus, les décisions sont déterminantes. Elles sont nombreuses et
variées mais de tout ce qui peut être envisagé il faut chercher à
savoir :
Comment, pourquoi et par qui les décisions peuvent-elles être prises ?
Qui peut susciter ou influencer la prise de décisions ? Quelles
raisons peuvent motiver ceux qui sont susceptibles de proposer ou
d’influencer la prise de décision ? Comment influencer une prise de
décision ? Comment se faire consulter ?
Cet essai, qui est une réflexion personnelle nourrie de quelques
expériences de ma vie en tant que membre de plusieurs associations de
jeunes et Reporter dans une publication pour jeunes, apporte des
réponses à ces questions. L’essai est structuré en cinq étapes.
Qui peut influencer une prise de décision ?
Un citoyen, à titre individuel, peut-il influencer une prise de
décision ? Absolument !
Mais à quelle échelle ? Est-ce effectif, satisfaisant et fréquent ? La
réponse sera maintenant « ça dépend ».
Alors comment influencer efficacement les processus de prise de
décision ?
La création d’un cadre est indispensable : une association est idéale
pour les jeunes. Cette association doit être crédible, abriter des
têtes pesantes et pensantes car de celles-là dépend sa compétence et
donc sa réputation.
Une fois l’association assise, établir des partenariats avec d’autres
associations compatibles, des ONGs et avec le Parlement ou le
Gouvernement. De ces partenariats naîtront des interactions ou des
consultations. Cette association peut avoir des antennes ou des
cellules dans différentes localités. Ainsi sera-t-il possible pour les
individus les plus éloignés de la base de participer aux prises de
décision.
A ce stade, nous pouvons influencer efficacement le processus de prise
de décision. Reste à savoir pourquoi prendre des décisions.
Une décision naît d’une observation des faits, d’un état de fait ou
d’un concept jugé peu favorable, désavantageux voire catastrophique à
court ou à long terme.
A titre d’illustration, prenons une petite ville où le choléra fait
périodiquement de ravages.
Ayant constaté l’insalubrité des espaces publics, nous pouvons imputer
l’épidémie à un assainissement médiocre. Une question telle « Qui est
chargé de l’assainissement ? » peut trotter dans notre tête. Mais que
devons-nous faire en tant que citoyen ? Assainir son périmètre n’est
sûrement pas la meilleure solution. Il faudra donc une mobilisation de
masse.
Si nous n’avons peut-être pas le pouvoir de faire cette mobilisation,
nous pouvons néanmoins les susciter à travers la municipalité ou les
associations ou ONGs œuvrant dans ce domaine. De quelle manière
susciter donc la prise de décision ? C’est l’objet du suivant
paragraphe.
Il est indispensable de procéder de façon méthodique.
D’abord énumérer ce que nous voulons introduire comme décision, les
définir clairement, évaluer les avantages, les inconvénients et
l’impact que cette décision pourrait avoir sur la population cible.
Une fois tous ces contours cernés, l’idée jugée utile et raisonnable,
nous pouvons la proposer.
Pour cela, nous devons nous informer de ce qui se passe dans notre
localité, notre pays ou notre région. Il y a des forums, congrès,
assemblées générales qui se déroulent. Là sont quelques occasions à
saisir. Cependant, ce ne sont pas les seuls moyens. Nous pouvons
adresser directement nos propositions sous forme de requêtes ou de
suggestions auprès de l’entité décisionnelle appropiée. D’ailleurs,
dans la plupart des Entreprises des boîtes de suggestions sont posées
à cet effet.
Après l’introduction de la proposition au processus décisionnel,
l’examen, la délibération et la prise de décision ne dépendent plus de
celui qui l’a introduite. Seule l’entité décisionnelle fera ce qu’elle
voudra faire. Sa délibération dépendra de la pertinence et de la
clarté des éléments contenus dans la proposition. D’où la nécessité un
travail réfléchi.
D’un autre côté, nous pouvons stimuler ou catalyser la prise de cette
décision par des actions allant dans le sens de ce qui a été proposé.
Dans l’exemple du choléra, nous pouvons par petits groupes de jeunes
faire la salubrité dans quelques espaces publics ciblés.
Les entités décisionnelles, elles aussi, dans le souci d’une meilleure
relation administré/administrateur, doivent faire preuve de
compréhension, de flexibilité et avoir le sens de la responsabilité.
Il est nécessaire d’expliquer à la population le bien fondé d’une
décision car de cela dépend sa collaboration.
Chaque décision a un objectif et une fois prise, il faut veiller à ce
qu’elle soit dans son contexte d’application. Par exemple lorsqu’il
question – dans le cadre du choléra- que chaque foyer ait une toilette
et une poubelle, la municipalité doit mettre en place dispositif pour
mesurer l’effectivité de cette décision à une certaine rigueur sinon
elle n’aurait pas son sens.
Les initiateurs de la décision pour leur part, traduiront leur volonté
par des actions louables telles la sensibilisation à la salubrité, son
avantage...
Après une période donnée, il faut évaluer l’efficacité de cette
décision. Cette évaluation concerne tous les acteurs, aussi bien ceux
qui ont contribué à la prise de cette décision que la cible.
L’évaluation permet de montrer ce que nous avons pu faire, ce que nous
avons pu éviter, ce que nous avons pu sauver.
Pour fixer les idées, évoquons une fois de plus le cas de la
salubrité. Par la décision a résulté une action contre l’insalubrité.
Cette action a rendu la localité plus vivable pour tous et « chassé »
le choléra et autres maladies liées à l’insalubrité donc réduction de
la mortalité due à ces maladies. Sur le plan économique, nous aurions
sauvé une somme importante d’argent qui aurait été dépensée pour la
couverture sanitaire contre ces maladies. Par ailleurs, le personnel
médical aura gagné du temps sur d’autres programmes sanitaires tels la
polio, paludisme... au lieu de se tracasser avec le choléra. Voilà
l’avantage de notre décision.
Evaluer est déjà pas mal mais informer est encore meilleur. Une fois
l’évaluation faite, il est recommandable de le publier pour que ceux
qui sont concernés puissent juger eux-mêmes ce qui a été fait. Si
l’évaluation est positive, nous avons gagné !
En somme, l’influence d’une décision demande identification du
problème, concertation, évaluation de la portée de l’idée à proposer,
proposition de l’idée et stimulation de la prise de décision. Après
cela, nous pouvons participer au suivi de l’application de la décision
et enfin faire une évaluation pour mesurer les résultats de la
décision prise.
Dans une société de quelle structure que ce soit, la consultation est
indispensable pour une meilleure cohabitation. Malheureusement, les
choses ne se passent pas telles que la vie en société ou la
gouvernance l’exigent. Il appartient donc à nous, jeunes, de réclamer
notre droit de participation au processus décisionnel.
Nguetigal Jérémie |
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Les 4 types de femmes!
J'ai trouvé ce
petit texte dans un journal anglais. Je me suis permis de vous le
traduire parce que j'ai trouvé très intéressant. Avant de commencer
sachons que chaque individu se définit et vit selon une personnalité
précise qui influence presque tous ces faits et gestes. Donc les
hommes doivent d'abord et avant tout connaître leur propre
personnalité avant de courir derrière l'une de ses 4 types de femmes.
Pour la femme quant à elle, il serait important de connaître quel type
de séductrice elle est. Bonne lecture!
1)-La femme
affective:
Sa vie est
émotion. À la manière d'un océan, chaque jour est différent et les
vagues qui la transportent peuvent la bousculer ou la bercer. C'est
une femme qui cherche à vibrer et à faire vibrer. Elle
n'a pas peur de se montrer au grand jour. Elle navigue bien parmi les
gens, mais se laisse parfois abattre si elle ne se sent pas aimée. La
femme affective a besoin d'un homme fiable, solide mais doux et
rassurant. Elle aime recevoir des fleurs, des compliments mais elle
aime aussi en donner. Alors quand on sait comment la prendre, elle
peut se montrer très généreuse.
2)- La femme
matérialiste:
Sa vie est
conquête et pouvoir. Elle recherche la puissance financière ou, à
défaut, l'indépendance monétaire. Elle puise son énergie dans sa quête
de l'accumulation de biens (mobilier, immobilier...) C'est une femme
qui ne manifeste que rarement ses émotions au grand jour. Elle peut
être infiniment chaleureuse dans l'Intimité, surtout s'il y'a un
gain à la toute fin. Ne nous trompons pas, la matérialiste
n'est pas une femme qui prostitue sa sexualité, mais une femme qui se
sert de ses charmes pour gagner du pouvoir. Cette femme réagit
fortement aux tentations matérielles (argent, les belles voitures, les
grosses maisons, les voyages exotiques, les luxes...) Alors, si vous
êtes un homme tiroir-caisse ou généreux, vous pourrez sans doute
l'intéresser.
3) -La femme
fatale:
Sa vie
est charme et beauté. Elle aime s'entourer des gens de qualité et
intelligents. La femme fatale n'est pas toujours celle que l'on
imagine. Par exemple beaucoup d’hommes pensent de la femme fatale
comme une cocotte avec un pois à la place du cerveau! "No guys". C'est
plutôt une femme qui est sure d'elle même sans être arrogante,
qui aime la vie et le bonheur. Elle côtoie des hommes et des femmes
qui savent apprécier la vie, car elle même considère que la sienne est
un cadeau à chérir. Quelle générosité! Sa beauté et sa fatalité se
retrouvent davantage dans son charme et sa très grande facilité à être
près des gens que dans des critères figés d'esthétique. Elle est bien
dans sa peau, bien dans sa tête et vit selon ses convictions les plus
profondes. Cette femme s'épanouit au contact d'hommes vrais et
authentiques.
4)- la femme
Éternelle étudiante:
Sa vie est
insouciance. Elle ne possède pas nécessairement l'uniforme qui fait
l'envie et qui compose les fantasmes masculins, mais elle possède
certainement le charme qui l'accompagne. C'est une « femme enfant ».
Elle aime les choses simples, les petits bonheurs quotidiens et se
contente souvent de peu. Son caractère ne lui permet pas de déployer
toutes ses forces. Car elle est timide. Mais elle est assez sure
d'elle-même. Chez elle, une naïveté sereine est enviable. Pour être
bien, elle a besoin de se retrouver dans un environnement qui n'est ni
enfermant, ni stérile. Le plaisir elle connaît! On ne
sait pas pour demain.
Mahadjir.fils,
Amérique du Nord. |
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