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Hommage à toi maître Gazonga
Celui
qu’on appelle le baobab de la musique tchadienne n’est plus. Ce 1er
avril a donné un coup dur dans le milieu musical tchadien en emportant
une de ses figures emblématiques.
Né en 1948 à Am-timan, Gazonga est sans doute, un des
jeunes combatifs de son époque:gardien de foot, athlète et musicien à
partir de 1968. Que ce soit dans le foot, l’athlétisme ou la musique,
Gazonga a pu se faire une image propre.
Aujourd’hui Gazonga est parti mais il nous laisse un
héritage intéressant: une musique tchadienne originale. Ses tubes qui
véhiculent un message d’amour, de paix,… et surtout d’unité devront
fortement nous édifier. Rafigui pense qu’après sa mort beaucoup de
tchadiens, jeunes et vieux, pourront enfin comprendre ce message: «
arabe yé, sara yé , kanembou yé, anina koulou sawa. »
Maître, repose toi en paix.
LA Rédaction |
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RAFIGUI en deuil
Pierre
Zokando
notre formateur principal de la première formation des rédacteurs des
journaux scolaires est décédé le mercredi 30 mars à Bangui. La
nouvelle a été annoncée
à RAFIGUI par
Madame
Sy Koumbo Singa Gali, Directrice de l'Observateur dont
Zokando était le coordinateur de la rédaction.
Cette triste nouvelle nous intervient au
moment où RAFIGUI prépare activement la semaine de la presse
à l’école prévue du 25 au 30 avril 2005. Durant cette semaine, Sy Koumbo
(Directrice
de l’observateur), Michael Didama (Directeur de Journal le
Temps), Halimé Assadia Ali (Présidente
de l’Union des journaliste tchadiens), Madjiara Nako (journaliste à
N’DJamena bi-Hebdo) et Modilé Belrangar
(animateur à FM Liberté) passeront dans les lycées pour animer
une série de conférences. Toutes ces figures qui ont connu Pierre
Zokando pour sa grandeur de cœur et son engagement dans domaine
de la communication au Tchad observeront avec tous les jeunes de
RAFIGUI et des lycéens, une minute de silence.
Pierre,
nous sommes orphelins par ton départ mais les dons de ton savoir et
ces mots que tu as laissés resteront gravés dans nos cœurs. Beaucoup
de ces jeunes qui découvrent le métier de communiquer grâce à la
brillante formation que tu nous as donnée gracieusement,
diront un jour : « je suis devenu journaliste grâce à Zokando ».
En titrant ton mot à RAFIGUI « Vivre demain », tu as sans
doute voulu nous dire que tu t’en allais et que tu vivras pour
toujours en nous. Repose toi en paix Papa Zokando. Ta
mission est accomplie, la relève ne te trahira pas.
L'Équipe de RAFIGUI
Il disait: Vivre demain
Lorsqu’il m’a été demandé d’encadrer des jeunes qui ont ce désir de
savoir plus sur ce métier qui
est d’informer,
je n’ai pas hésité d’autant que non seulement j’avais
plus à gagner qu’à
donner, mais aussi j’avais le devoir de semer dans le cœur de ces
jeunes créatures le grain de l’écrivain de l’histoire.
Attentifs, ils l’ont été tous les jours que cette rencontre a demandé.
Pertinentes ont été les questions ; innocentes dans la plupart des cas
mais tous manifestaient ce désir d’entrer dans cette jungle qu’est le
monde des média.
L’énergie dégagée par ces jeunes créatures m’a fait comprendre qu’ils
veulent vivre autrement ; autrement que leurs parents ont vécu depuis
des décennies. Il suffit de les encourager pour qu’ils réalisent leurs
projets, rêves. Et c’est là qu’intervient notre rôle d’ancien,
d’encadreur… Nous devons aider ces jeunes à découvrir ces
potentialités qui sont cachées en eux et qui malheureusement restent
inexploitées. C’est cela notre avenir, car le Tchad de demain, ce sont
ces jeunes d’aujourd’hui. En le faisant aujourd’hui, nous aurons rendu
service à nous même, à la société, au pays, et à toute l’humanité.
Au moins on aura non seulement échappé aux jugements de l’histoire
mais surtout la joie de regarder dans les yeux ces jeunes demain.
Pierre NGBO-TIBA-ZOKANDO
Coordonnateur de Rédaction du
l'hebdomadaire
L'Observateur |