De
belles voix chantent l'espoir
pour les enfants de douleur
Qui de mieux les artistes africains
pour dénoncer la
douleur des enfants. Les enfants de la guerre, les enfants du Darfour,… Ce
n’est peut-être pas l’arche de Zoé qui les sauvera, mais de voix plus
humaines, des voix plus proches de leurs douleurs, leurs pleurs. Chacun de son coté,
deux artistes tchadiens investissent leurs talents pour chanter l’espoir à
ces enfants souvent oubliés. Izra-L du groupe H’sao
chante pour les enfants de la guerre. Mounira Mitchala, la grande gagnante
des couvertes RFI 2007, chante pour les enfants du Darfour.
Regardez les clips ci-dessous et ajoutez vos
commentaires.
Chant d'espoir: Izra-L du groupe H'sao
et Issac chantent
pour les
enfants de la guerre...
Chant d'espoir
Mounira chante pour les
enfant de Darfour
Mounira Mitchala en concert à Paris Article publié le
20/03/2008par RFI
Rares sont les artistes tchadiens qui investissent la scène
internationale. Mounira Mitchala est la lauréate du prix Découvertes
RFI 2007. Grace à son album Talou lena, elle a pu être
sélectionnée pour participer à cette dernière édition. A Conakry en
Guinée, lors de la finale, elle a réussi à enflammer le stade du 28
septembre.
Le 9 avril prochain, la jeune femme dont la carrière a débuté tout
de même en 1999, se produira sur la scène du New Morning à
Paris et ce juste avant la sortie française de son album.
RFI Musique vous invite à assister à cette soirée exceptionnelle.
Pour cela, envoyer votre nom et adresse complète à :
info.musique@rfi.fr
Le concert ayant lieu à Paris, merci de ne pas
envoyer de mail si vous vous trouvez hors de France.
La Tchadienne Mounira Mitchala remporte le Prix Découvertes RFI 2007
Article publié le
09/12/2007par RFI
RFI
a remis samedi, à Conakry, en Guinée, le Prix Découvertes. Un prix qui
a déjà permis de lancer Tiken Jah Fakoly ou Didier Awadi, entre
autres. A la clé : une tournée, plusieurs milliers d'euros de prix, et
une campagne de promotion. Pour la finale, trois artistes d'horizons
très divers étaient en lice : Mounira Mitchala, Blick Bassy et SSK. Et
c'est Mounira Mitchala qui l'a remporté.
C'est dans un Stade du 28 Septembre
des grands jours que le jury présidé par le chanteur malien Salif
Keita a porté son choix, à l'unanimité, sur la belle voix de Mounira
Mitchala.
La jolie Tchadienne à la
voix limpide a illuminé le grand stade de Conakry, surclassant
d'autres concurrents sénégalais et camerounais grâce surtout à un
timbre de voix langoureux et des prestations d'une grande teneur.
Le
public guinéen a découvert en elle une artiste profondément ancrée
dans la modernité. Mais SSK, du Sénégal, et Blick Bassy, du Cameroun,
n'ont pas du tout démérité. Seulement, il fallait un vainqueur. Le
choix du jury s'est donc porté sur Mitchala qui, en vingt minutes, a
émerveillé le public mélomane de la capitale guinéenne.
A 28 ans, celle que l'on appelle « la panthère
douce de Ndjamena » a l'occasion de faire une belle carrière à l'image
de ses devanciers, dont l'Ivoirien, Tiken Jah Fakoly. Elle récolte
sept mille euros et une bourse d'aide de développement de carrière de
douze mille cinq cents euros alloués par le ministère français des
Affaires étrangères.
Interrogée après son sacre, Mitchala, d'une voix
tintée d'émotion, déclare : « J'espère que ce prix aidera à
ramener la paix dans mon pays déchiré par la guerre ».
« Là
ou se trouve la voix de Fredy Nelson se trouve le vrai Extra Musica »
Il est le
leader du groupe Extra musica International le Vrai.Quentin Moyascko
est son nom mais on l’appelle aussi Fredy Nelson. A 36 ans
Rafigui:
Comment a été ton début dans la musique ?
Q.M:
J’ai commencé à chanter depuis l’age de 8 ans. J’ai été beaucoup
influencé par la musique cubaine parce que j’ai passé mon enfance à
Cuba. A 9 ans j’ai tenu mon, premier micro à Henry Bunda une école
primaire d’une province au Congo Brazza.
Rafigui:
Pourquoi la séparation ?
Q.M: C’est un
problème de succès. On n’a pas su le maîtriser.
Rafigui:
Ton
groupe se dit « Extra Musica international le vrai » pourquoi ?
Q.M: Ceux qui
ont écouté les sonorités d’Extra Musica avant la séparation et quand
ils nous écoutent maintenant retrouvent le cachet d’Extra Musica. En
plus, là où se trouve la voix de Freddy. Nelson, se trouve Extra
Musica
Rafigui:
Le Coupé-décallé n’est-il pas une vrai menace pour la musique
congolaise ?
Q.M: La musique
Congolaise, je dirais ( longue hésitation ) pas menacée parce que le
Coupé-décallé est la musique Congolaise représentée de 10 à 15%. Les
Coupeurs-décalleurs ont voulu faire de la musique Congolaise mais ils
ne peuvent pas. Ils ont fait ce qu’ils pouvaient faire.
Rafigui:
Qu’as-tu ressenti après avoir appris la mort de Doug-Saga ?
J’ai été très
choqué. On a fait pas mal de spectacles avec Doug c’est un choc pour
toute l’Afrique. Car Doug Saga a crée un mouvement qui honore le
continent.
Interview réalisée
par: YAMADJI Denis
RODENELDE Julia
Mounira Mitchala. C’est elle. Une mordue de la musique et
une malade d’amour pour les enfants. Vous ne pouvez pas imaginer
qu’elle plaque « la protection légale de l’enfant tchadien entre
l’héritage juridique et l’invention du futur » comme thème de son
mémoire après deux années d’études à l’École Normale d’Administration
et de Magistrature (ENAM) d’où elle sort Greffière en Chef. Mieux
encore sont concert « spécial vacances » est dédié aux enfants de la
terre. Ce n’est pas tout, Mounira est aussi une actrice de cinéma :
Grand Écran dans Abouna de Mahamat Saleh
Haroun et Petit Écran Essentiel du même
auteur. Son conseil : « Je demande à la jeunesse tchadienne de prendre
conscience d’elle-même, de son futur et surtout de la menace du SIDA »
Regard foudroyant, look moderne, aux
allures attirantes, elle s’appelle Évelyne FAKIR. Si vous lui dites
poliment bonjour, elle vous répondra très gentiment.
Au delà de cette description simpliste,
retenez que cette fille a tenu un rôle
important dans « les quatre lettes fatales » ; film de Nani
Modjingar.Rreprenons
le tournage.
Moteur… ça
tourne !
28 mai 1979 à 12h30 dans une salle de la maternité de Sarh naquit une
mignonne fille qu’on nomma Évelyne. 21 ans plus tard, c’est dans la
même ville qu’est tourné « Les quatre lettres fatales »,
un film frissonnant et émouvant joué dans un décor naturel qui
va du cimetière de Dobaya à l’église en passant par le bar et
d'autres coins chauds de Sarh. Évelyne y
tient le rôle de Moute Djome, une jeune fille branchée et
sensuelle qui sort en même temps avec un vieux commerçant et un cool
mec rencontré à un pari-vente. À force de
faire craquer les hommes auxquels elle se donne « sans capote contre
15.000 balles », elle finit par capter le VIH et meurt
du SIDA.
Ce rôle
complexe est refusé par tous les acteurs du film. C’est ainsi que le
Directeur du Service Audio-Visuel pour l’Éducation (SAVE), le père
Fabrizo a fait appel à Évelyne qui a « toujours de sang froid ». En
dehors de l’histoire d’un débile qui a promis de la tuer lorsqu’elle a
prononcé le mot SIDA, Évelyne affirme n’avoir pas eu des difficultés
majeures pendant les six mois du tournage. Cette histoire hors camera
du fou restera certes un mauvais souvenir qui l’a torturée pendant
longtemps, mais la vraie peine commence après la sortie du Film en mai
2000. À Sarh, elle est regardée d’un certain œil par certaines
personnes. On la traite de sidéenne. Le jour
par exemple de où elle partait pour passer les oraux du bac,
s'est faite
huer par les enfants
jusqu’au lycée. Pourtant en racontant les faits, Évelyne sourit et dit
en haussant les épaules : « On me insulte. Certains me traitent de
sidéenne, mais je ne leur donne pas tort. Ils ne comprennent pas que
c’est du cinéma. L’important c’est que les gens croient à l’existence
du SIDA, et que les jeunes se préservent ».
Actuellement
étudiante en journalisme
à Dakar(Sénégal) Évelyne qui aime pourtant
communiquer n’envisage pas faire carrière au cinéma. Elle est
cependant prête à jouer dans n’importe quel film traitant du SIDA. La
raison de cet engagement est bien profonde. Elle avoue avec beaucoup
de peine : « ce n’est pas pour rien que j’ai accepté de jouer ce role.
C’est que le SIDA m’a endeuillée. C’est triste mais je vous l’avoue
pour qu’on sache que le mal existe vraiment. Le SIDA est une
forme de guerre qui nous frappe au point le plus cher », finit
t-elle en soupirant. Coupez !
Par
MINI-MINI Médard &Nestor
A. Banangassou
Notre
Invitée...
KOUMBO SINGA GALI
"Allez de l'avant"
C’est un gros pari que de former des jeunes à l’écriture
journalistique. Nous avons recueilli les avis et glané quelques
précieux conseils d’une « pro » : Madame SY KOUMBO SINGA GALI,
Directrice de Publication de l’Observateur.
RAFIGUI
: Madame, en tant que professionnelle de la communication, que
pensez-vous de l'initiative de RAFIGUI créer
des journaux dans lesdans les lycées pour
prôner la culture de la Paix et lutter contre le SIDA ?
SY KOUMBO SINGA GALI :
C'est une très bonne
initiative quand on sait ce qui se passe actuellement au Tchad et en
particulier à N'Djaména où le problème de l'insécurité dans le milieu
scolaire se pose avec beaucoup d'acuité. Les jeunes sont le futur de
la nation. Ils ont besoin d'être sensibilisés sur un certain nombre de
problèmes. C'est absolument nécessaire qu'il y ait des journaux
destinés particulièrement aux jeunes de manière à les sensibiliser sur
les questions qui les concernent directement. Je salue cette
initiative qui a toute son importance et vous dis d'aller de l'avant.
RAFIGUI : Pensez-vous que ces jeunes
peuvent devenir de bons journalistes ?
SY KOUMBO:
N'importe qui peut être un bon
journaliste. C'est une question de volonté et d'amour. Il n'y a pas
une école pour devenir un bon journaliste. Être bon journaliste
revient à la personne qui voudrait exercer le métier de le faire avec
beaucoup de professionnalisme. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas
d'expérience dans le domaine qu'on ne peut pas l'exercer. Aux
Etats-Unis par exemple, il n'y a pas d'école de journalisme ! La
plupart des grands journalistes américains sont des gens qui ont une
formation de généraliste et qui ont appris le journalisme sur le tas.
Donc, s’ils ont la volonté, l’amour surtout, ces jeunes peuvent être
de très bons journalistes.
RAFIGUI : Auriez vous une recette
spéciale pour les filles ?
SY KOUMBO:
Je ne pense pas qu’il puisse avoir
véritablement une recette. J’ai l’habitude de dire aux gens qu’il n’y
a pas de journaliste femme et de journaliste homme. Il y a le
journalisme tout court. On peut être femme, mais lorsqu’on est
journaliste, on est journaliste point final. C’est vrai que le
journalisme est un métier assez contraignant. C’est encore plus
difficile peut être lorsqu’on est une femme dans une société assez
machiste comme la nôtre où on voit les femmes à certains postes
beaucoup plus qu’à d’autres. On préfère une femme enseignante,
secrétaire etc. plutôt que journaliste. L’important c’est de vouloir
être ce qu’on veut être. Quand on a fait le choix, on se donne les
moyens d’assumer ses responsabilités. C’est la seule recette que je
peux donner.
RAFIGUI : Un mot aux Rédacteurs de
RAFIGUI ,
SY KOUMBO:
Courage !