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Ça
bouge ça crée
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Des élèves à
l’école du journalisme
Ils sont 24 venus de 14 établissements de N’djaména. Ils
suivent une formation en écriture journalistique depuis le 27
décembre 2006 et ce jusqu’au 11 janvier 2007. Cette Formtion se
déroule dans la grande Salle de l’INADES-FORMATION de 15h à 17h. Le
formateur principal est Maji-Maji, le rédacteur en Chef de FM Liberté.
Organisée par Rafigui en Partenariat avec le Service Allemand de
Développement (DED), cette formation vise à Initier et renforcer les
journaux scolaires. A la fin de cette formation, des équipes
rédactionnelles seront mises sur pieds dans les établissements qui
n’ont pas des journaux scolaires. Pour ceux qui en ont déjà Rafigui va
contribuer pour les rendre plus performants.
La presse à l’école au Tchad, initiative de Rafigui, fait donc son
chemin.
Adjeffa Gamma
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Ces
Belles aux belles
voix…
Toujours sexy : Mbayasra
Victorine, Jeannine
Koriguim,
Prodige Rimtobaye, ces belles meufs forment le groupe HILLEL qui veut
dire louange en hébreu.
Crée le 13 Janvier 2005, Hillel a fait irruption dans le
monde musical tchadien lors de Trapez Production, de la fête de la
musique et récemment au Fest’Africa où il a tenu le public en haleine
au village artistique.
Aux rythmes de chez nous ( Sai, Dala...),Prodige Jeannine et
Victorine chantent la paix, l’amour en faveur des enfants orphelins
dans un mélange linguistique alliant l’anglais, le français, l’Arabe,
le Gambaye le Wolof… Hillel est un groupe musical féminin unique en
son genre car à part les maux qui minent notre société qu’il dénonce,
il loue aussi l’Eternel Tout Puissant en lui rendant grâce. Le groupe
pourrait mettre sur le marché un album si un manager lui vient au
secours. Mais actuellement Emmanuel Ndoubalet donne un coup de main au
groupe en lui cherchant des occasions d’être souvent sur scène.
Courage les filles, le plafond n’est pas loin !!!
OUGANDA Tangué John
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Banque
Mondiale et jeunes, le partenariat se renforce
Le développement durable s'inscrit en bonne place dans les objectifs des nations unies et de quelques
organisations financières. Mais
cette ambition ne saurait réussir
sans l'engagement de
la jeunesse.
Et cela, la Banque Mondiale l'a
compris. Au Tchad, depuis Mars 2004, cette
institution de Bretton Woods multiplie les rencontres avec les jeunes.
Plusieurs projets de renforcement de capacités de ces derniers ont vu
le jour .La dernière activité en date est le Summer Camp (Camp d'été
pour les francophones). Ce jeudi
28 Juillet 2005 ,18
des 20 participants a ce camp ont reçu leur diplôme des mains de
Monsieur ALI
KHADR, Directeur des opérations pour l'Afrique Centrale. Le beau
jardin de la Banque Mondiale a servi de lieu à cette cérémonie. Les jeunes, dans
leur mot pour la circonstance, ont évoqué
leurs différentes activités du réseau des jeunes de la banque Mondiale et ont en
même temps demande
le soutien dudit Directeur pour la pérennisation de l’initiative. Le Directeur quant à
lui, très satisfait de cette rencontre, a exprimé son souci d'aider.
C'est pas mal.
Le summer camp en question s'est déroule du 18 au
21 juillet 2005 à la représentation de la Banque Mondiale au Tchad.
Mais aussi dans les pays comme Senegal ,Cameroun et Togo. Plusieurs associations des jeunes y ont pris part.
Il y a eu entre autres l’ Association Jeunesse Anti-clivage (AJAC),
Compagnie benjamin et bien évidemment RAFIGUI Presse Jeunes. Le thème
général de ce camp est "l'importance de dette, l'aide et le
commerce et l'implication de la jeunesse en Afrique ". À coté
de ce thème général, plusieurs autres ont été traités : "aide
extérieure et réduction de la dette ", "opportunité de
commerce et réseau de développement
des jeunes de la Banque Mondiale". À travers ces thèmes, les jeunes
ont appris l'intérêt de développer le secteur économique de
même que les limites de la dette dans le processus du développement durable. Ces jeunes gens ont aussi eu la d’être initiés à la recherche sur Internet, ce qui est encore un luxe au
Tchad. De même, les vidéos conférences ont donné aux jeunes de divers
pays l'opportunité de débattre en direct sur des sujets qui les
touchent.
La mobilisation des jeunes lors des activités organisées par la Banque Mondiale témoigne de leur volonté de s'impliquer
davantage dans le combat pour l'essor de pays. Comme quoi, il y a ici
une génération éveillée, toujours prête à s’impliquer pour la
construction d’un avenir meilleur.
YAMADJI Denis et
DJOUNFOUNE Elodie
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La Banque Mondiale
au secours de jeunes Tchadiens
En
dépit de leur nombre, les jeunes du tiers monde ont un pieu limité
dans la prospérité de leur pays. Pourtant, ils constituent une
fraction non négligeable pour le développement durable. Un don
du Président sortant de la Banque Mondiale a ainsi permis de
lancer le Youth Voice Program.
Dans le
cadre du Programme Jeunes, le Bureau Résident de la Banque
Mondiale au Tchad a retenu deux activités à savoir le Concours Jeunes
2005 et la journée de l’Internet. Le
concours jeunes 2005, lancé en mai dernier, consiste simplement à
écrire un projet de développement. Trente cinq gagnants dont quatre
filles, repartis dans trois villes du pays à savoir Abeché, N’djaména
et Sarh, seront primés le
20 juin 2005.
La cérémonie de remise des prix aura lieu dans l’enceinte du
Bureau Résident en présence de plusieurs invités.
La seconde activité est la journée de l’Internet, le
15 juin
2005. Le mobile est la familiarisation de
quelques jeunes à l’Internet.
Mbaipor
Lucienne, Responsable du Secteur de Développement Social au Bureau
Résident, présente le Programme Jeunes comme une initiative
de la B M qui permet aux jeunes de faire entendre leurs voix et
renforcer leurs capacités en matière de développement .Il s’agit de
les amener à forger leur propre développement.
Koyalta
Ndordji intervient en exposant sur l’Internet, ses origines, son
importance et son impact sur le bien être culturel et
socio-économique. La toile mondiale, conseille-t-il, peut faire
office de vitrine du pays pour les investisseurs étrangers et aussi un
outil nécessaire pour le monde universitaire et de
la recherche.
Grace
Agouna, Attachée à la communication au Bureau Résident, prend le
relais pour montrer aux participants comment faire des recherches sur
Internet. Elle n’a pas manqué de vanter les qualités du tout puissant
moteur de recherches Google. Elle a aussi donné un organigramme pour
créer une boîte électronique ou la consulter.
Les
participants n’ayant pas de comptes mail s’en sont appropriés ; des
messages ont été adressés au staff de la Banque Mondiale au Niger, au
Bengladesh, au Burundi…en guise de baptême de feu.
Plutôt,
dans son allocution, le Représentant de la Banque Mondiale au Tchad a
insisté sur la place des jeunes dans le développement de leur pays.
Les ressources humaines, poursuit-il, constituent la matière
première de développement. Or qui dit ressources humaines dit
population active dont la charpente est la jeunesse. Vous,
jeunes, vous êtes le présent et l’avenir. C’est à vous de faire la
différence, exhortation du Représentant.
Après
l’évaluation de la journée jugée très enrichissante, les participants
entendent créer avec les gagnants du concours jeunes 2005, un réseau
de jeunes pour :
- examiner les problèmes de la jeunesse,
- programmer quelques activités (conférence-debat, table ronde
médiatique
- sensibilisation, formation en informatique…)
- rechercher des fonds pour mener ces activités
- établir une certaine collaboration avec le Bureau Résident de la
Banque Mondiale.
Reste à
savoir si la promesse sera tenue. Surtout
dans ce bled où la tune passe avant tout.
Nguétigal Jérémie
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Karoum, un village
exemplaire
De la scolarisation
des filles, nous n’en parlerons jamais assez même si de nos jours, on
sent le début d’une prise de conscience. Les moyens débloqués et
progrès réalisés sont certes appréciables mais insuffisants. Dans la
plupart des cas, la scolarisation des enfants en générale et celle des
filles en particulier laisse à désirer dans les villages. Mais à Grand Karoum (Marba Karoum), on rencontre un grand nombre d’enfants
scolarisés parmi lesquels des filles. Peut on en conclure qu’il a une
prise de conscience ?
Grand Karoum est un village situé à
40 Km au Nord de
Kélo dans la Tandjilé Ouest. Trois salles de classe, un bureau et des
toilettes retapés grâce à un précieux soutien de l’UNICEF, un hangar
et au milieu au pompe ; c’est l’école de Karoum qui créée en 1980,
c'est-à-dire vingt ans après l’indépendance du pays. Trois maîtres
communautaires (bénéficiaires d’une formation grâce à l’Unicef)
s’occupent de l’éducation et de la formation de 396 élèves dont 224
garçons et 172 filles. Ces élèves sont repartis dans quatre salles de
classe pour les six niveaux du primaire. Les niveaux Cours Primaires
première et de deuxièmes années (CP1 et CP2) sont combinés en une
classe. Idem pour les niveaux Cours Élémentaires (CE1 et CE2). On
appelle cela faire avec les moyens de bord. Malgré ces conditions
physique, logistiques, difficiles, on sent la volonté de filles de la
localité d’aller de l’avant. Mispa Hakika, 16 ans, élève en classe de
CM2 (Cours Moyen 2ème année) déclare timidement : « je veux
continuer mes études. Même si mes parents n’ont pas d’argent, je vais
moi-même chercher de l’argent pour m’inscrire à l’école ». Cette
volonté n’a d’égal que l’ambition qui la soutient : « je veux devenir
sage femme ».
Les frais de scolarité annuels s’élève 500 FCFA (1,5$ can.)
pour une fille et 1000(3$ can.) FCFA pour un garçon. C’est n’est pas
très exorbitant vu l’importance de l’école et la conséquence de
l’analphabétisme notamment. Néanmoins, il est des familles qui vivent
dans l’extrême pauvreté. Mais l’association des Parents d’élèves (APE)
leur apporte le secours nécessaire permettant à leurs enfants
d’étudier. Quand aux parents ayant des moyens financiers suffisants
mais qui refusent de payer le droit d’écolage, le chef de village
saisit leurs biens (chèvres, volailles, récoltes…).
La principale activité économique étant l’agriculture, en
cas de mauvaises récoltes, la plupart de des enfants vont à l’école à
crédits en attendant que les parents ne pays la scolarité.
Malgré des grandes difficultés les enfants de Karoum vont à l'école de
plus en plus nombreux. La scolarisation des enfants et celle des
filles en particulier connaît un essor remarquable parce que les
habitant de la localité se sont impliqués dans ce combat que soutient
l’Unicef.
Pour la scolarisation des filles soit une
réalité au Tchad, il faut promouvoir l’effort et contribution des tous
comme à Karoum où les populations envisagent bâtir deux salles de
classes à la prochaine récolte pour départager les niveaux combinés.
L’école, le savoir, le savoir faire au service du développement
durable. Cela, les populations de
Karoum l’ont
certainement compris.
Denis Yamadji,
Envoyé spécial dans la région de Kélo
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48
jeunes à l’école du journalisme
Dans le cadre de son projet « 10 journaux lycéens pour la lutte contre
le MST/SIDA et pour la culture de la paix », RAFIGUI Presse Jeunes a
organisé une session de formation des rédacteurs des journaux
scolaires.
Cette formation s’est
adressée à 48 élèves venus de 10 établissements de N’Djaména, Kelo et
Béré au Bureau d’Ap pui
Pédagogique (BAP). L’objectif visé par cette formation est de doter
ces élèves des moyens d’initier dans leurs établissements des journaux
muraux axés sur la lutte contre les MST/SIDA et la promotion de la
culture de la paix.
Pendant deux semaines, trois formateurs se sont succédés pour
dispenser les savoirs selon leurs domaines : Pierre ZOKANDO,
Coordonnateur de la Rédaction au Journal l’Observateur est intervenu
pour la définition de quelques termes journalistiques, la notion
de l’éthique et déontologie du journalisme, l’information, la
rédaction journalistique et les genres rédactionnels. MINII-MINI
Médard, Directeur de RAFIGUI Presse Jeunes quant à lui s’est occupé
des chapitres: Qu'est ce que le
journal et
"qu'est ce que la Presse Jeunes.
Le régime juridique de la presse au Tchad a été
développé par Maître NADJI MADOU Édouard.
En plus des cours qui ont eu lieu de lundi à vendredi, les samedi 14
et 21 décembre étaient consacrés à deux tables rondes respectivement
sur le SIDA et la violence en milieu scolaire. Les élèves ont ainsi
discuté entre eux de deux grands thèmes qui feront l’objet de leurs
lignes éditoriales. L’un des points de la formation est la réalisation
par les participants du numéro spécial du journal
RAFIGUI. Au delà des journaux dans les
lycées, RAFIGUI une semaine de la « Presse Jeunes à l’école »
est initiée. Des
jumelages, concertations périodiques envisagés pour favoriser les
échanges entre les différents journaux lycéens.
Nguétigal Jérémie
& Sobmeka Diane
Mot du
Directeur:
Preuve d'amour !
Ils
étaient très chauds. Un peu trop motivés.
Prêts à tirer à boulets rouges sur leurs professeurs. Comment faire comprendre
à ces jeunesqu’ils ne doivent pas cultiver
la haine, mais plutôt promouvoir la culture de la paix. Quand une fille toute
excitée demande à son formateur si un journal porno n’est pas d’une
certaine manière un journal de jeunes, comment lui expliquer que son
rôle est désormais celui d’éducatrice ? Le défi n’était pas évident à
relever. Cependant aussi doucement que les douze jours de la formation
des rédacteurs des journaux lycéens se sont égrainés, l’excitation et
la passion juvéniles ont fait place à des réflexions très
responsables. Le grand pari gagné est surtout celui d’avoir pu
organiser cette formation sans le financement d’une quelconque
institution. Sous d’autres cieux on aurait pu fortement soutenu de
telles initiatives. Chez nous, à force de démarcher pour arracher des
réponses négatives, nos chaussures se sont usées vainement.
Faire de la Presse Jeunes au Tchad n’est pas une sinécure. Nous le
savons depuis le commencement de notre initiative. Sinon il y a
longtemps que nous aurions cessé de suer sang et eau pour des petits
résultats. Nombre de nos parents et amis nous ont déjà dit : « jetez
ce journal et cherchez à manger !». Notre péché têtu c’est que nous
croyons très fermement en la vertu de la communication entre les
jeunes. C’est la passion et l’amour seuls qui guident nos efforts.
Nous ne demandons qu’un peu de soutien nécessaire pour donner la
chance à la jeunesse tchadienne de s’épanouir elle aussi.
MINI-MINI Médard
Mot du
formateur : Vivre demain
!
Lorsqu’il m’a été demandé d’encadrer des jeunes qui ont ce désir de
savoir plus sur ce métier qui
est d’informer,
je n’ai pas hésité d’autant que non seulement j’avais
plus à gagner qu’à
donner, mais aussi j’avais le devoir de semer dans le cœur de ces
jeunes créatures le grain de l’écrivain de l’histoire.
Attentifs, ils l’ont été tous les jours que cette rencontre a demandé.
Pertinentes ont été les questions ; innocentes dans la plupart des cas
mais tous manifestaient ce désir d’entrer dans cette jungle qu’est le
monde des média.
L’énergie dégagée par ces jeunes créatures m’a fait comprendre qu’ils
veulent vivre autrement ; autrement que leurs parents ont vécu depuis
des décennies. Il suffit de les encourager pour qu’ils réalisent leurs
projets, rêves. Et c’est là qu’intervient notre rôle d’ancien,
d’encadreur… Nous devons aider ces jeunes à découvrir ces
potentialités qui sont cachées en eux et qui malheureusement restent
inexploitées. C’est cela notre avenir, car le Tchad de demain, ce sont
ces jeunes d’aujourd’hui. En le faisant aujourd’hui, nous aurons rendu
service à nous même, à la société, au pays, et à toute l’humanité.
Au moins on aura non seulement échappé aux jugements de l’histoire
mais surtout la joie de regarder dans les yeux ces jeunes demain.
Pierre NGBO-TIBA-ZOKANDO
Coordonnateur de Rédaction du
l'hebdomadaire
L'Observateur
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